En introduction à ces trois volets d'un voyage en Guyane, Roger LOUIS rappelle que tout Guyanais se fâche quand on parle du bagne, sorte de malédiction tombée sur leur pays qu'il faut exorciser. Ce premier reportage dans un département français s'attache à découvrir le fleuve Maroni et les habitants installés le long de ses rives. 35 000 habitants habitent ce territoire de 90 000km2 constitué essentiellement d'une forêt vierge, d'une route cotière et d'un fleuve, le Maroni, servant de frontière entre la Guyane française et hollandaise. C'est à Saint Laurent du Maroni, deuxième ville de la Guyane que subsistent les vestiges abandonnés du bagne. Tous les Guyanais sont citoyens français. En remontant le Maroni en pirogue pour pénétrer au coeur de la forêt vierge, rencontre avec les "bonis". Originaires d'Afrique, ils sont les descendants de milliers d'esclaves qui se révoltèrent contre leurs maitres hollandais en 1760. Peuple libre et fier, ils ont fait revivre leur civilisation d'origine au bord du fleuve. Ce sont aussi, grâce à leur force peu commune, les seuls à faire franchir aux pirogues les rapides et les barrages du Maroni. Interview de Monsieur YEZE (?) hydrologue, sur les possibilités futures de ce fleuve encore mal connu. Sur les rives du fleuve vivent aussi les 350 indiens Roucouyennes, repoussés par les noirs dans leur progression au travers de la brousse. Ils mènent une vie pacifique, vivent de la pêche, mais sont hélas menacés par un tourisme grandissant qui leur apporte colifichets et alcools. Le reportage se termine par un long entretien de Roger LOUIS avec le Docteur Boi (?) qui lance un cri d'alarme contre la possible disparition de ce peuple originaire de Mongolie extérieure, race pure sans aucun métissage, appartenant tous au même groupe sanguin, dont la moyenne de vie est de 31 ans. Les bonis sont aussi une race pure sans métissage, ils mangent la même chose que les indiens, vivent de la même façon, mais sont touchés par des maladies différentes. Les uns prospèrent, les autres disparaissent.