En direct de Bayonne, le premier ministre, Raymond BARRE, répond aux questions d'Alain DUHAMEL et Jean Pierre ELKABBACH sur la décentralisation et l'aménagement du territoire, sur les changements depuis le programme de Blois et les élections législatives, les critiques de l'opposition, la "cohabitation raisonnable" et les rapports avec l'opposition (PC PS), l'affaiblissement du PC. Il explique son accord profond avec le président de la République, donne sa position sur sur la peine de mort (il est contre, mais il pense que dans certaines situations elle peut être nécessaire).Il s'explique sur sa politique en matière de prix (hausse des tarifs publics et libéralisation des tarifs industriels), sur le financement du pacte national pour l'emploi des jeunes par la hausse du prix de l'essence.1,2 millions de chômeurs : Raymond BARRE s'exprime ensuite longuement sur la question du chômage (causes et remèdes). Il insiste sur les succès de l'industrie française, parle des difficultés du groupe Boussac et de la sidérurgie, du rôle de l'Etat pour aider l'industrie à s'adapter aux nouvelles nécessités. Il prend l'exemple de l'informatique.Il répond ensuite à une série de questions sur la recherche, le maintien du pouvoir d'achat, la réduction des inégalités, l'impôt sur les grandes fortunes, l'aménagement du temps de travail. Il évoque le "nouvel ordre économique international".Il répond enfin sur son "ironie", sa "brutalité" et son "inhumanité" ("certains sacrifices sont nécessaires") et sur ce quise passerait si les grands pays industrialisés ne parvenaient pas à surmonter la crise économique.