A l'approche des élections législatives de mars 1993 et dans la perspective des élections présidentielles de 1995, "La Marche du siècle" donne la parole aux grands leaders politiques. - Jean-Marie CAVADA reçoit le premier invité de cette série Jacques CHIRAC qui aborde au cours de la soirée les grands sujets de politique intérieure, les analyse et expose les solutions qu'il envisage en matière de chômage et d'exclusion, d'éducation et de justice. Pour des raisons de temps, la santé et la protection sociale n'ont pu être traités. - Sont présents sur le plateau quatre Français anonymes qui interrogent Jacques CHIRAC sur les réalités de leur vie quotidienne et sur leurs préoccupations : Olga GARDETTE, cadre supérieur au chômage depuis deux ans; Eliane LEUBA, mère de famille, président de l'APEEP en région; Amo FERHATI, Français d'origine maghrébine et une infirmière qui n'a pas eu l'occasion de s'exprimer. - : Il y a en France trois millions de chômeurs et deux millions de personnes en situation précaire (RMI, stages..). S'appuyant sur le faible taux de chômage existant en Allemagne et au Japon, Chirac rappelle que ces chiffres ne sont pas une fatalité. Après avoir regardé un reportage sur deux jeunes chômeurs et écouté Olga GARDETTE, cadre supérieur au chômage, Jacques CHIRAC énonce ses propositions pour endiguer le phénomène et éviter la cassure de la société française : il prône une relance sectorielle de l'économie grâce à un allègement des charges des entreprises et des consommateurs, il cite quelques mesures concrètes comme la création d'emplois de proximité, l'incitation au travail à temps partiel et la relance du secteur du bâtiment. - : Jacques CHIRAC juge les impôts trop lourds, pour les alleger il propose une réduction du train de vie de l'Etat. - : après avoir regardé un reportage sur un lycée chic de la banlieue parisienne et écouté Eliane LEUBA parent d'élève de l'APEEP, Jacques CHIRAC expose ses propositions : donner plus d'autonomie aux proviseurs, rapprocher l'école des entreprises et instaurer un système d'évaluation pour les établissements. Il pense que toute réforme du système éducatif français doit passer par la convocation d'Etats Généraux et l'adoption d'une loi programme par referendum. Il critique ouvertement le rôle des syndicats d'enseignants, responsables, selon lui de l'immobilisme actuel. - : ses propositions dans ce secteur sont la réaffirmation de l'indépendance des juges, la révalorisation de leur fonction et pour alleger l'encombrement de la justice, création d'emplois et nomination de conciliateurs de proximité pour traiter les problèmes modestes. - : après la diffusion d'un reportage sur des jeunes immigrés, Amo FERHATI, jeune Français d'origine maghrébine demande à Jacques CHIRAC ce qu'il pense sur l'insécurité, le chômage et l'immigration sauvage. La situation des harkis en France, donne l'occasion au président du RPR de parler d'intégration. Tout en rappelant que la France doit fermer ses frontières, il soutient qu'une politique de restriction de l'immigration doit être accompagnée d'un plan d'aide au développement des pays pauvres. : Jacques CHIRAC critique les accords du GATT et la politique agricole européenne. Pour "sauvegarder l'agriculture française" il n'hésiterait pas à rompre avec l'Europe. Il trouve paradoxal que dans un monde où on meurt de faim, les paysans mettent leurs terres en jachère. - En fin d'émission Jacques CHIRAC approuve l'intervention militaire en Somalie, propose le blocus total contre les Serbes pour résoudre le conflit Yougoslave et pour conclure assure qu'en cas d'alternance il n'y aura pas de grande reforme de l'audiovisuel, il considère que ce secteur aspire à la stabilité. :