Bernard PIVOT reçoit Maria-Antonietta MACCIOCCHI pour son livre "La Femme à la valise", édité chez Grasset, sur le voyage intellectuel d'une femme en Europe. - Elle rappelle qu'elle était journaliste correspondante en Europe dans les années 60, suivant toute la construction européenne en tant qu'intellectuelle. - Elle affirme qu'il peut exister une identité européenne multiple, mais qu'il faut changer l'enseignement historique, aujourd'hui simple glorification de l'Etat-Nation, pour confronter les événements entre pays. - Elle souligne les obstacles culturels qui existent comme l'orgueil de la langue nationale, et s'appuie sur les exemples anciens (éclosion de l'Italie grâce aux apports d'autres Européens, la civilisation des Lumières en France, le romantisme allemand dont l'influence persiste) pour réclamer un "grand élan de l'esprit" de l'Europe. - Elle cite l'historien Jacques LE GOFF qui refuse une Europe de musée et souligne qu'il n'y a aucun projet pour la culture. - Elle précise que l'Europe du christianisme existe déjà et que Jean-Paul II est un "condottiere des droits de l'homme". - A la fin de l'émission Bernard PIVOT l'interroge sur le récit de son passage à Apostrophes où elle fut violemment attaquée pour son livre "De la Chine".