Bavure policière rue Monsieur le Prince, à PARIS, au cours de la manifestation étudiante contre le projet de loi DEVAQUET. Un étudiant, Malik OUSSEKINE a été frappé à mort par des hommes du peloton voltigeur motocycliste. Témoignage de trois personnes qui ont assisté au drame. VA du carrefour avec la rue Monsieur le Prince. - Interview Henri SALAMONE, journaliste : "On a entendu crier, les motos sont arrivées. L'un des motards de tête s'est cassé la figure, la moto s'est mise en travers... On a entendu : "c'est eux, c'est eux, il faut les avoir". Trois voltigeurs sont partis en direction du numéro 20 " Au numéro 20 de la rue, [vue générale] des nombreux bouquets de fleurs déposés / [gros plan] digicode. - Interview Paul BAISELON, fonctionnaire: "Je me suis dépéché de rentrer, ce jeune garçon a essayé de rentrer, j'ai essayé de fermer la porte aux CRS mais je n'ai pas été assez fort. Ils sont rentrés, ils l'ont frappé " - Interview H. SALAMONE: "Ca s'est passé à l'intérieur " - Interview Bruno PIOT, photographe: "Quand les voltigeurs sont partis, plusieurs CRS sont restés à 4 pattes cherchant quelque chose sous la voiture " - Interview SALAMONE: "Non je ne pourrais pas les reconnaître " Brève image d'une compagnie de voltigeurs dans la nuit / [gros plan] du numéro 20 de la rue. - Interview SALAMONE: "On a tapé pour rentrer, on est entré et on a découvert MALIK. Pour nous il était mort... On lui donnait déjà 40 ans, c'est dire à quel point il avait pris des coups dans la figure. Il était méconnaissable " ARC : évacuation du corps en ambulance. - Interview Georges KIEJMAN, avocat de la famille de MALIK: "Il faut en rester à l'essentiel... Ces violences à elles seules n'expliquent pas la mort. Elles ont joué un rôle dans cette mort et d'un point de vue judiciaire, c'est suffisant pour que soient considérés comme responsables ceux qui ont porté les coups mortels... " [Gros plan] visage de MALIK avec pansements et tuyaux.