Vincent van Gogh

Redaction Ina le 27/07/2010 à 14:22. Dernière mise à jour le 10/03/2014 à 11:39.
Art et Culture - Beaux Arts / Portrait
Vincent van Gogh

A l'occasion de l'exposition "Van Gogh / Artaud, le suicidé de la société" présentée au musée d'Orsay, ina.fr revient sur l'un des peintres les plus connus du monde. Un style reconnaissable entre tous et une personnalité fragile que l'essayiste Antonin Artaud défendit corps et âme.

Vincent van Gogh, l’un des peintres les plus connus du monde, hésita entre la vie d’artiste et la vie religieuse. Son choix tardif, fit de lui un autodidacte. Fougueux et socialement engagé, le peintre néerlandais, n’a eu de cesse d’améliorer son style au fil des ans. Retour en vidéos sur la vie de cet artiste.

Deux documents sonores originaux avec la voix d'Antonin Artaud

De la Bible au pinceau

Né le 30 mars 1853 dans un petit village des Pays-Bas, Vincent van Gogh est issu d’une famille bourgeoise dont la tradition est celle du commerce de l’art. A seize ans, ce fils de Pasteur s’initie au marché de l’art. Mais très vite, le futur peintre sent naître une vocation religieuse. Il lit la Bible avec ardeur et passe le plus clair de son temps à la traduire en plusieurs langues. Soutenu par ses parents, il est envoyé auprès d’un oncle pour y étudier la théologie. Après deux échecs à l’examen d’entrée à l’université, il devient prédicateur laïc. Missionné auprès des mineurs de charbon, il prend cette tâche très à cœur allant jusqu’à partager complètement leurs conditions de vie. Mais, plus tard, accusé d’être un meneur, il est écarté de cette fonction par le Comité d’évangélisation.

Les débuts du peintre

C’est à 27 ans qu’il décide de devenir peintre. Cette vocation tardive plonge rapidement l’artiste, autodidacte, dans une situation misérable. Ses amis lui ont tourné le dos, seul son frère Théo est toujours présent. Ses premières œuvres s’inspirent de scènes quotidiennes. Pour vivre de son art, Vincent van Gogh décide de se rendre à Paris en 1886. Il y rencontre Emile Bernard et Henri de Toulouse-Lautrec. Le peintre découvre l’engouement parisien pour les estampes japonaises auxquelles il voue une grande admiration. Peu à peu, van Gogh abandonne les gris pour une peinture plus colorée. Finalement, ses œuvres ne pouvant être exposées que dans les vitrines de cafés, il décide, en 1888 de quitter l’agitation parisienne pour le sud de la France.

D’Arles à Auvers-sur-Oise

C’est à Arles qu’il s’installe. Admiratif des paysages qui l’entourent, cette étape, qui durera plus d’un an, va être fertile. Il peint avec vivacité près de 200 toiles ! L’explosion de couleurs du sud l’émerveille et c’est avec passion qu’il peint les moissons. Mais le tableau s’obscurcit lorsque Gauguin arrive à Arles. Le 23 décembre 1888, van Gogh menace son ami avec un rasoir avant de se mutiler l’oreille gauche. Cette mésaventure, qui lui a inspiré son fameux tableau « Autoportrait à l’oreille bandée » le conduit à l’asile de Saint-Rémy. Toujours aussi imaginatif, son séjour à l’asile oscille entre période riche et dépression. A sa sortie, le peintre rejoint la ville d’Auvers-sur-Oise. Il y retrouve des paysages qu’il affectionne et affine sa technique. C’est au milieu d’un de ces paysages, que le peintre se sucide le 27 juillet 1890 mettant fin à une vie vouée à l’observation et à l’apprentissage.