Rudolf Noureev

Redaction Ina le 20/12/2012 à 10:08. Dernière mise à jour le 03/01/2018 à 12:20.
Arts du spectacle
Rudolf Noureev

Le danseur Rudolf Noureev disparaissait le 6 janvier 1993, à l'âge de 54 ans. Aujourd’hui encore, il est considéré comme le danseur étoile le plus talentueux de sa génération. Retour en image sur un artiste libre et fou de travail...

Enfance et exil

Né en 1938 dans une famille modeste d’Union Soviétique, Rudolf Noureev décide dès son plus jeune âge de devenir danseur. Malgré des parents réticents, le garçon s’entraîne en cachette. Alors que son père lui demande d’aller trouver du pain en période de disette, il va apprendre à danser. Après l’apprentissage des danses traditionnelles, sa bonne étoile le mène à Leningrad et à Moscou où il poursuit sa formation. Mais le jeune homme est pauvre et contraint de dormir dans la rue.
Déterminé, Noureev ne cesse de travailler. Rien ne l’arrête. Il est reçu à l’examen d’entrée de la célèbre école du Bolchoï en 1955 mais préfère intégrer le Kirov de Saint-Pétersbourg et devient ainsi danseur classique professionnel.
En pleine Guerre Froide, il se fait naturaliser autrichien. Puis, en 1961, il profite d’une tournée en France pour demander le droit d’asile et fuir le monde communiste. C’est le début d’une nouvelle vie pour ce danseur d’exception.

Danseur et chorégraphe d’exception

Une fois à l’Ouest, il signe un contrat avec la Royal Opera House de Londres où il danse Le Paradis perdu
Les années 80 marquent un tournant pour le danseur qui entre au ballet de l’Opéra de Paris puis devient directeur de la section danse à l’Opéra Garnier. Paris, Londres, New York, le danseur va là où le travail le mène. Pour lui, la danse est avant tout un moyen d’expression
Regardez Noureev dans son art :
- Répétition du Jeune homme et la mort avec le chorégraphe Roland Petit
- Répétition avec Noëlla Pontois : Le lac des cygnes , La Belle au bois Dormant
- Répétition avec Paolo Bortoluzzi une chorégraphie de Maurice Béjart
 - Chorégraphie conçue pour « Comedia dell’arte »
 Rudolf Noureev apparait une dernière fois en public en 1992 lorsque le ministre de la Culture Jack Lang le décore de l’Ordre des Arts et des Lettres. Libre jusqu’à son dernier souffle, il décède du sida le 6 janvier 1993 après avoir longuement lutté contre la maladie.
Retour en images sur un monstre sacré de la danse classique...