Prix Nobel de physique : les lauréats français

Redaction Ina le 29/09/2016 à 16:26. Dernière mise à jour le 03/10/2016 à 14:15.
Sciences et techniques Maths, Physique, Chimie

A l'occasion de la remise du prix Nobel de physique en Suède, ina.fr revient sur les scientifiques français honorés par cette prestigieuse récompense dans les années passées. Focus en images.

nobelphysique620

Pierre-Gilles de Gennes reçoit le prix Nobel de Physique en 1991.

Rétrospective en images des lauréats français en médecine et en physiologie.

1903 : Pierre et Marie Curie

Le couple reçoit le prix Nobel de physique pour ses travaux sur la radioactivité grâce au radium. Marie est la première femme à recevoir cette récompense. Elle en recevra une seconde, de chimie cette fois, en 1911. 

1929 : Louis de Broglie

Interview de Monsieur Louis de Broglie, prix Nobel de physique 1929 pour sa découverte de l'aspect ondulatoire des électrons qui introduit le champ de la mécanique ondulatoire.

Le chercheur revient sur la genèse de sa découverte et explique comment il a créé la mécanique ondulatoire. Une découverte révolutionnaire qui n'a pas été tout de suite acceptée mais qu'Einstein a fini par reconnaître.

1966 : Alfred Kastler

Après 37 ans, le 8e prix Nobel de physique est remis à Alfred Kastler pour ses travaux optiques et principalement sur le laser.

Remise de son prix à Stockholm.

1970 : Louis Néel

Louis Néel est couronné pour ses travaux sur le magnétisme.

Il explique ici en quoi consiste sa découverte concernant l'antiferromagnétisme et le ferrimagnétisme.

Reportage sur le physicien Louis Néel, directeur du centre d'études nucléaires de Grenoble et du laboratoire d'électro magnétisme et de physique du métal du CNRS de Grenoble.

Il parle des implications de ses recherches, de la peur que lui inspirent certaines conséquences de la biologie, et de l'importance de la satisfaction personnelle dans ses travaux.

1991 : Pierre-Gilles de Gennes

Le chercheur de 59 ans est honoré par l'Académie scientifique de Suède pour ses travaux sur les cristaux liquides et les polymères. Il travaille alors sur les colles super glue.

Pierre-Gilles de Gennes, qualifié de "Newton de notre temps", réagit à sa nomination.

1992 : Georges Charpak

L'année suivante, la France est à nouveau couronnée sous les traits de Georges Charpak, 68 ans, professeur à l'école supérieure de physique et de chimie à Paris. Portrait.

Le physicien d'origine polonaise est primé pour sa découverte et le développement de détecteurs de particules.

Interviewé à Genève, il évoque son parcours : son arrivée en France à l'âge de 7 ans, ses études, sa participation à la Résistance et la déportation à Dachau, son entrée dans le monde de la recherche au CERN. A propos de Gilles De Gennes, autre Prix Nobel de physique français, il déclare : "dans les deux cas nous faisons de la physique en nous amusant".

1997 : Claude Cohen Tannoudji

Le Prix Nobel de physique est attribué au Français Claude Cohen Tannoudji et aux Américains Steven Chu et William Philips pour leurs travaux sur le refroidissement et la capture des atomes par la lumière laser.

Rencontre avec le physicien français dans les couloirs de l'Ecole Normale Supérieure à Paris, notamment en compagnie de Jean Brossel, son ancien directeur de thèse de doctorat.

2007 : Albert Fert

Interview d'Albert Fert qui vient de recevoir le Prix Nobel de Physique pour la découverte de la magnétorésistance géante permettant l'augmentation des capacités des disques durs informatiques et leur miniaturisation.

Il partage ce prix avec l'Allemand Peter Grünberg. Il évoque la question de la recherche en France et dans le monde.

Leur découverte a permis la miniaturisation des disques durs. Elle est notamment à l'origine des ordinateurs portables ou des lecteurs de musique MP3. Reportage après l'annonce…

2012 : Serge Haroche

Serge Haroche, médaille d'or du CNRS et professeur au collège de France, est co-lauréat du prix Nobel de physique avec l'Américain David Wineland pour leurs travaux en physique quantique.

Portrait de Serge Haroche.

Interview de Serge Haroche en 1963, reçu 1er à l'École normale supérieure. Comment il s'imagine à 40 ans…

Le physicien se réjouit de la consécration que représente le Nobel et parle de la recherche française qu'il estime d'un niveau remarquable. Il évoque le projet d'accueil de jeunes scientifiques qu'il veut développer au Collège de France.