Pierre Soulages

Redaction Ina le 14/10/2009 à 09:12. Dernière mise à jour le 11/04/2015 à 10:03.
Beaux Arts
Pierre Soulages

Le Centre Pompidou accueille jusqu’au 8 mars 2010 une très grande exposition consacrée à Pierre Soulages, l'un des peintres français les plus connus à l’étranger. Retour en vidéos sur cet immense artiste.

 De Rodez à Paris

 Artiste aveyronnais resté très ancré dans sa terre natale, Pierre Soulages est né à Rodez le 24 décembre 1919. Il est reçu à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, mais déçu par la qualité de l’enseignement, il décide rapidement de revenir à Rodez. Après la guerre, en 1946, il revient se fixer en banlieue parisienne puis à Mont parnasse, et peut enfin consacrer tout son temps à la peinture. Très rapidement, ses toiles très sombres, où dominent les bruns et le noir (il utilise par exemple le brou de noix en guise de pigment), sont remarquées. Elles se démarquent en effet de la peinture abstraite très colorée de cette période. Galeries et musées l’exposent régulièrement, et de nombreux musées étrangers et français font l’acquisition de ses toiles (plus de 150 à ce jour).
 

 Au-delà du noir

 En 1979, le Musée national d’art moderne lui consacre au Centre Pompidou une exposition où il présente ses premières peintures fondées sur la réflexion de la lumière sur de grandes surfaces de noir. C’est le début d’un travail que Soulages poursuit encore aujourd’hui sur ce que l’on l'appellera par la suite « noir-lumière » et « outrenoir ».
 « Le pot avec lequel je peins est noir explique Pierre Soulages. Mais c'est la lumière, diffusée par reflets, qui importe. Si on ne voit que du noir, c'est qu'on a le noir dans la tête », ajoute-t-il. Sa recherche de la lumière à tout prix l’amènera à réaliser, parallèlement à sa peinture, les 104 vitraux de l'abbatiale de Conques entre 1987 et 1994.

60 ans de création

 Le Centre Pompidou accueille à nouveau une très grande rétrospective (un terme que Soulages n’aime pas trop, car explique-t-il, regarder en arrière ne l’intéresse pas) du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010 présentant une centaine d'œuvres depuis 1946 jusqu'à aujourd'hui. A près de 90 ans, Soulages se confronte en effet toujours à de très grandes toiles posées à même le sol (il n’a jamais aimé le chevalet). « Je suis toujours en train de peindre, dit-il. Je suis tourné vers ça. Je vis avec la peinture. »