Paris : les attaques de janvier 2015

Redaction Ina le 04/01/2016 à 14:54. Dernière mise à jour le 03/01/2017 à 10:38.
Economie et société

Du 7 au 9 janvier 2015, Paris est victime d'une série d'attentats revendiqués par l'Etat islamique. La rédaction du journal satirique Charlie Hebdo est d'abord visée, puis des policiers, enfin une supérette cacher de Vincennes. Retour sur la chronologie des faits.

7 janvier : Charlie Hebdo attaqué !

La dramatique série d'événements débute le 7 janvier 2015 par l'attentat contre Charlie Hebdo. Deux djihadistes français, les frères Kouachi pénètrent dans le journal le matin de la conférence de rédaction et assassinent onze personnes, dont huit collaborateurs du journal.

Parmi les victimes, Charb, le rédacteur en chef mais également, Cabu, Wolinski ou encore Bernard Maris. Portrait des victimes de Charlie Hebdo. Les deux terroristes blessent encore onze autres personnes. Dans leur fuite, ils tueront également un policier déjà à terre.

Le soir même François Hollande fait une déclaration émouvante à la Nation.

La traque policière débute et va durer deux jours.

Portrait des frères Kouachi.

Cet attentat est alors revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), basé au Yémen.

8 janvier : une policière municipale

Le 8 janvier, c'est un certain Amedy Coulibaly, un Français proche des frères Kouachi qui tue par balle une policière municipale et blesse grièvement une autre personne à Montrouge. Il parvient à fuir.

9 janvier : une supérette cacher porte de Vincennes

Le lendemain matin, il prend en otage les clients d’une supérette cacher à la porte de Vincennes à Paris.

Il tue quatre otages. Après plusieurs heures de retranchement, Coulibaly est finalement abattu lors d'un assaut du RAID et de la BRI. 

Pendant ce temps, la traque des frères Kouachi continue en Picardie. Ils sont finalement abattus par le GIGN dans une imprimerie où ils s'étaient retranchés, à Dammartin-en-Goële, au nord de Paris.

Résumé croisé des événements de la journée.

Coulibaly affirme agir au nom de l'organisation djihadiste de l'État islamique, sans que Daesh ait officiellement revendiqué son acte. Une chose est cependant certaine, les trois actions ont été coordonnées avec celles des frères Kouachi. 

Les Marches citoyennes

Dès le 7 janvier, des rassemblements spontanés s'organisent déjà partout en France pour dire non au terrorisme.

La France et le monde entier sont sous le choc. Plus de quatre millions de personnes manifestent lors des "Marches républicaines" des 10 et 11 janvier sur tout le territoire français.

Le dimanche 11 janvier, à la demande de François Hollande, quarante-quatre chefs d'État défilent à Paris en compagnie de plus d'un million et demi de personnes.

Ce sont les plus gros rassemblements jamais réalisés depuis la Seconde Guerre mondiale sur le territoire français.

Le retentissement de ces événements est considérable, aussi bien en France qu'à l'étranger. 

De nombreux rassemblements de solidarité ont lieu un peu partout dans le monde les jours suivant les attentats. 

12 janvier : opération sentinelle

Dès les attentats, le plan vigipirate est rehaussé, puis à partir du 12 janvier 2015, et pour une durée indéterminée, l'Etat lance l'opération Sentinelle. 10 500 militaires sont déployés en France pour sécuriser 830 points sensibles (lieux de culte, écoles, représentations diplomatiques et consulaires, organes de presse).

15 et 16 janvier : Les obsèques des victimes

Une semaine après les attentats, l'équipe de Charlie Hebdo sort un nouveau numéro. Des millions de lecteurs achèteront cet exemplaire symbolique. En Une, Mahomet en pleurs, sur fond vert qui s'exclame "Tout est pardonné"

Vient désormais le temps des obsèques. A Paris et à Montreuil se déroulent les cérémonies de Tignous, Wolinski, Elsa Cayate et du policier Franck Brinsolaro

Cabu, Philippe Honoré et Charb sont inhumés le lendemain le 16 janvier 2015.