OGM : progrès ou danger?

Redaction Ina le 25/09/2012 à 09:59. Dernière mise à jour le 10/04/2015 à 16:13.
Nouvelles technologies Médecine, Santé
OGM : progrès ou danger?

Tomates géantes, oranges sans peau, ni pépins, céréales synthétisant leur propre engrais et résistantes aux insectes. La modification du code génétique des plantes suscite à la fois l’espoir et la crainte. Retour en images sur la saga des OGM.

 Un imbroglio scientifique

Tomates géantes, oranges sans peau, ni pépins, céréales synthétisant leur propre engrais et résistantes aux insectes. La modification du code génétique des plantes et de leur mode de reproduction a suscité un espoir immense chez les scientifiques : créer des plantes résistantes à tous les fléaux permettant à long terme d’éradiquer la faim dans le monde.
A cet effet, on modifie l’ADN de la plante en introduisant de nouveaux gènes susceptibles de résister à un parasite et de survivre à un pesticide. Cette modification pose le problème du principe de précaution et nécessite de répondre à ces simples questions : Quels sont les risques de dissémination des gènes modifiés sur les autres plantes ? Quelles conséquences sur les insectes butineurs ? Quels risques pour la santé humaine à long terme ?
Seules des études scientifiques sérieuses peuvent répondre à ces questions et prouver l’innocuité des OGM (organisme génétiquement modifié) Mais les innovations bio-technologiques sont livrées à l’appétit des industriels. Chaque nouvelle découverte peut se transformer en affaire commerciale juteuse dans un climat de concurrence acharnée entre les laboratoires.
On assiste depuis plusieurs années à une bataille entre ceux qui réclament des recherches scientifiques fiables et contrôlées et ceux qui poussent les OGM sur le marché pour un bénéfice immédiat.
Trop souvent les recherches sont financées par les firmes agro-chimiques elles-mêmes. Dès lors, la certitude scientifique devient impossible et les études perdent leur validité. Face à l’imbroglio scientifique, les différentes parties en présence se livrent un combat acharné depuis plusieurs années.

 Principe de précaution et règlementation

Les associations tentent, avec leurs moyens limités, de faire entendre le principe de précaution à travers une série d’actions coup de poing : campagne de fauchage de champs OGM, destructions de semences.
Les agriculteurs sont tiraillés entre les promesses de profits et les bénéfices réellement obtenus. Certains se rebellent contre la perte d’autonomie et le monopole des grosses sociétés agro-chimiques qui les obligent à acheter leurs propres semences et le pesticide qui va avec.
Quant aux gouvernements, entre une législation européenne hésitante et une pression des lobbies agro-alimentaires, ils oscillent entre autorisation de mise sur le marché, règlementation incohérente et moratoires nationaux.
Enfin, les consommateurs, faute d’avoir des certitudes, espèrent bénéficier rapidement d’un véritable étiquetage des produits alimentaires leur permettant de choisir leurs aliments en toute connaissance de cause. Cet aspect est primordial lorsqu’on sait que le soja, plante OGM par excellence, entre dans la composition de près de 20 000 produits et que sa traçabilité est jusqu’à présent impossible à contrôler.
Un débat serein est-il possible ? Qui peut-on croire ? Les OGM sont-ils sans risque pour la santé ?
Retour en images sur le combat acharné des pros et anti-OGM.
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