Les Casques bleus, combattants pour la paix

Redaction Ina le 25/08/2006 à 00:00. Dernière mise à jour le 24/05/2017 à 12:16.
Autres conflits Proche et Moyen Orient
Des armées pour la paix

Le 29 mai a été proclamée Journée internationale des Casques bleus de l'Onu. Ils s'agit de rendre hommage aux courage de ces hommes et de ces femmes qui risquent leur vie pour protéger les civils, rétablir la paix et la consolider. Zoom sur les forces armées du Conseil de Sécurité de l'Onu.

casques bleus

De l'observation à l'action

Diplomates pour certains, soldats pour d'autres, les casques bleus sont appelés à servir de rempart humain entre les belligérants et les civils. Quand ils commencent à intervenir en 1948 au Proche-Orient, l'usage de la force leur est interdit, sauf en cas de légitime défense.

Leur rôle se restreint alors à l'observation : constater les violations éventuelles de cessez-le-feu et en déterminer les responsables.
Mais dans les années 90 au Rwanda et en Yougoslavie, malgré la présence des casques bleus, des massacres sont commis sur la population civile. C'est pourquoi, depuis, la plupart des mandats autorisent l'usage de la force en cas de danger pour les habitants.

Les missions de maintien de la paix ont fait place à des missions d'imposition de la paix. Ainsi l'action des forces de l'Onu est devenue plus combattante… ce qui soulève de nouvelles polémiques. 

Un coût financier et humain

En effet, comment intégrer une tierce partie dans un conflit ? Car il s'agit pour les troupes internationales de faire preuve d'impartialité mais aussi d'autorité. Cette problématique diplomatique induit aussi une complexité d'organisation : ces nouvelles forces à la fois belligérantes et protectrices impliquent des coûts financiers plus élevés.

Conformément à la Charte des Nations Unies, ce sont les Etats-membres qui fournissent les financements.

En 1993 par exemple, les interventions en Yougoslavie et en Somalie ont nécessité plus de 3,6 milliards de dollars en frais de personnel et d'équipement. Tous les Etats-membres sont donc tenus de payer leur part des coûts mais 1,37 milliards de dollars manquent encore. De plus, aux pertes financières, s'ajoutent désormais les pertes humaines.

Les casques bleus sont amenés à s'exposer davantage. Faut-il alors sacrifier des vies pour en sauver d'autres ? Le débat s'oriente désormais sur la pertinence des forces de l'Onu. Faut-il maintenir cette présence armée ? Ou privilégier les missions humanitaires, elles-mêmes très délicates pour des raisons politiques ? Mais le Conseil de sécurité est garant d'un devoir moral : celui d'agir au nom de la communauté internationale. Et on peut aisément imaginer que les pertes auraient été encore plus lourdes, s'il n'était pas intervenu dans certains conflits. 

Zoom sur les forces armées du Conseil de Sécurité de l'Onu (playlist)