Plus de liberté et de démocratie

Janvier 1968. Un vent de liberté souffle sur la Tchécoslovaquie. Contesté, le premier secrétaire du parti communiste Antonin Novotny renonce aux fonctions de président de la République. L'Assemblée nationale nomme à sa place Ludvik Svoboda et Alexandre Dubcek prend la tête du PC. S'ensuivent des réformes politiques visant la démocratisation du pays.

Le rôle des médias tchécoslovaques dans la libéralisation du régime (reportage de Panorama, 22 mars 1968).

Jeunes et intellectuels en première ligne

Intellectuels et étudiants du pays soutiennent et portent à bout de bras cette révolution idéologique. Les caméras étrangères sont là. Elles filment le soulèvement de la jeunesse et notamment les débats qui émergent entre étudiants et ouvriers sur la situation politique du pays.

Témoignage de l'écrivain Dominik Tatarka sur la jeunesse tchèque et son désir de liberté.

Témoignage de l'écrivain Edouard Goldstucker sur la jeunesse.

Le bloc de l'Est en danger

Les dirigeants soviétiques voient d'un très mauvais œil le « socialisme à visage humain » initié par Dubcek et Svoboda en Tchécoslovaquie. Ils perçoivent ces réformes comme une menace contre leur hégémonie sur l'Europe de l'Est. Moscou craint la contamination du mouvement de libéralisation tchécoslovaque à d'autres pays comme la Pologne.

Répression du Printemps de Prague

Décidés à en découdre avec cette tempête démocrate et libertaire, les Soviétiques décident d'envahir le pays. Entre le 18 et le 20 août, l'opération Danube rassemble 400 000 soldats et 6300 chars. Objectif ? investir Prague.
Les chars soviétiques entrent en force dans Prague le 20 août et répriment dans le sang l'insurrection tchécoslovaque. Encore une fois, les caméras sont les témoins privilégiés de ces événements qui mettent un terme au Printemps de Prague.
En moins de 24 heures, les troupes du bloc de l'Est maîtrisent le pays. S'ensuit une période de « normalisation » qui caractérise le retour des Tchécoslovaques à la stricte obédience soviétique.

L'arrivée des chars russes en août 1968 déclenche la colère des Praguois.

La jeunesse tchèque face à l'occupation soviétique, en octobre 1968.

En 1969, reportage sur l'occupation soviétique en Tchécoslovaquie.

Témoignages de Tchèques sur leur désir de liberté, un an après la répression du Printemps de Prague.

Rédaction Ina le 19/03/2008 à 00:00. Dernière mise à jour le 03/01/2018 à 11:55.
Grandes dates