L'affaire Mohammed Merah

Redaction Ina le 15/03/2013 à 10:48. Dernière mise à jour le 02/11/2017 à 18:16.
Economie et société

22 mars 2012. Il y a cinq ans, Mohammed Merah était abattu par les forces du Raid lors d’un assaut lancé après plusieurs heures de siège. Les jours précédents, il avait tué 7 personnes, dont 3 enfants. Retour sur les événements tragiques de Toulouse et de Montauban...

Folie meurtrière à Toulouse et Montauban

11 mars 2012. Un militaire en civil est tué d’une balle dans la tête par un homme circulant à scooter. Moins d’une semaine plus tard, trois parachutistes du 17ème régiment sont abattus de sang froid devant un distributeur de billet à Montauban.

La folie meurtrière continue le 19 mars. Un homme casqué pénètre dans une école de confession juive de Toulouse et tire sans distinction sur adultes et enfants. Pour les enquêteurs, il n’y a plus aucun doute. Il s’agit du même homme qui a tiré sur les militaires. L’individu utilise à chaque fois le même mode opératoire : il se déplace en scooter, casque sur la tête, et abat ses victimes à bout portant à l’aide d’une arme de point. Sept meurtres en une semaine, le tueur au scooter devient l’ennemi public numéro un.

Ecoutez des élèves témoigner après les meurtres dans l’école de Toulouse, ainsi que la déclaration d’Alain Jacubowicz, président de la Licra.

La France est sous le choc. A quelques semaines de l’élection présidentielle, la campagne est suspendue. Le candidat François Hollande qualifie alors l’assassin de "danger majeur".

Mohammed Merah, un terroriste de 23 ans

Après plusieurs jours, les enquêteurs parviennent à identifier un suspect. Il se nomme Mohamed Merah. Il s’agit d’un Français de 23 ans d’origine algérienne, proche des mouvements intégristes. Le jeune homme est connu des services de renseignements pour avoir fait plusieurs séjours au Pakistan dans des camps djihadistes.

Armé, le tueur est retranché dans son appartement toulousain. Les policiers cernent le quartier et tentent une négociation. Le tueur affirme avoir agi par vengeance. Il évoque la situation du peuple palestinien et les actions militaires françaises en Afghanistan.

Le Raid lance finalement l’assaut. De violents échanges de coups de feux éclatent. Mohammed Mehra est mortellement touché.

S’ouvre ensuite une longue saga judiciaire. Abdelkader Merah, frère du terroriste, est interpellé et accusé de complicité de meurtre. Resté en Algérie, le père de Mohammed Merah accuse l’Etat français d’avoir tué son fils. De leurs côté, les familles des victimes portent plainte pour non assistance à personne en danger.

Les communautés religieuses quant à elles souhaitent apaiser les tensions et éviter tout amalgame avec les extrémismes.