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Khaled Kelkal et les attentats de 1995

1995. La France est victime d'une vague d'attentats meurtriers revendiqué pour la plupart par le GIA (Groupe Islamique armé).

Né à Mostagadem en 1971, Khaled Kelkal est déjà connu des forces de police.

Le 11 juillet 1995, il est impliqué dans l'assassinat d'un l'imam dans une mosquée à Paris. Quatre jours plus tard, il participe à une fusillade contre des gendarmes à Bron avec son ami Karim Koussa.

Le 25 juillet 1995, on le retrouve avec Boualem Bensaïd, dans le groupe qui pose une bombe à la station Saint-Michel-Notre-Dame de la ligne B du RER. Bilan : 8 victimes et 117 blessés et plus d'une centaine de blessés.

Le 17 août 1995, il est impliqué dans un autre attentat à la place de l'Étoile à Paris où une bombe blesse dix-sept personnes.

Le 26 août 1995, son nom apparaît dans l'attentat raté contre la ligne TGV Paris-Lyon, où ses empreintes digitales sont relevées sur une bombe qui n'explose pas.

Malgré la traque dont il fait l'objet, Khaled Kelkal parvient à commettre deux autres actes : le 3 septembre 1995, une bombe défectueuse explose dans un square parisien et fait quatre blessés ; et le 7 septembre 1995, une bombe placée dans une voiture garée en face d'une école juive de Villeurbanne fait quatorze blessés.

De la traque à la mort

Une fois identifié, la photo de Khaled Kelkal est diffusée à des milliers d'exemplaires sur tout le territoire. Il est repéré le 27 septembre 1995 dans la forêt de Malval, dans les Monts du Lyonnais. Les gendarmes dépêchés sur place se font tirer dessus et ripostent. Karim Koussa, son complice, est blessé tandis que Kelkal parvient à s'enfuir malgré la présence de 800 policiers. Il est finalement localisé deux jours plus tard près de Lyon. Il tente de résister mais est abattu par les gendarmes de l'EPIGN.

Playlist sur la traque, la mort de Kelkal et l'enquête policière

Décès et polémique

C'est une première dans les médias car la mort du terroriste est filmée par la télévision. Une polémique va naître des images sur les circonstances exactes de sa mort. Alors qu'il est à terre et blessé, un gendarme crie à l'un de ses collègues "Finis-le, finis-le". Kelkal, blessé aux jambes, semblait cependant viser les gendarmes avec son arme.

Ses funérailles se déroulent le 6 octobre 1995, sous les caméras.

À Vaulx en Velin, choqués par les circonstances de la mort, les jeune de la cité réagissent violemment et des affrontements opposent les jeunes aux forces de l'ordre.

Rédaction Ina le 04/09/2015 à 16:07. Dernière mise à jour le 25/09/2015 à 15:33.
Justice et faits divers