La jeunesse d’un dictateur

Né à Gori en Géorgie en décembre 1878, le jeune Joseph (Iossif en russe) se destine à la prêtrise et entre au séminaire à 16 ans. Attiré par les idées révolutionnaires, il adhère au Parti ouvrier, devient rapidement hostile à la religion et se fait finalement renvoyer.

Jeune et fougueux, il prend le surnom de Koba (héros géorgien) et s’implique entièrement dans la cause prolétaire. Déporté en Sibérie à plusieurs reprises pour ses activités bolchéviques, il parvient à s’échapper en 1904. En 1912, Lénine le nomme premier rédacteur en chef de La Pravda.

Lorsque la Révolution d’Octobre éclate, Staline est nommé membre du comité central et se voit confier la direction du parti bolchévique à Pétrograd puis Tsaritsyne (future Stalingrad et actuelle Volgograd).

Alors que la guerre civile russe fait rage, Staline se montre intransigeant dans ses choix et impose peu à peu son influence au sein du parti. Sa méfiance presque paranoïaque fait de lui un homme redoutable. 

Appuyé par un réseau de fidèles qu’il a su convertir à sa cause au fil des années, il parvient à écarter Trotsky et s’empare réellement du pouvoir en 1928, quatre ans après la mort de Lénine survenue en 1924.

Le régime totalitaire stalinien

Devenu Secrétaire du Parti communiste de l’Union Soviétique, Staline met en place un régime totalitaire. Cela passe par des purges au sein du parti pour s’assurer le pouvoir et annihiler toute opposition de l’intérieur, des déportations dans les goulags, la mise en place d’un culte de la personnalité, le contrôle de la vie intellectuelle et culturelle, et une propagande active (Stakhanovisme).

Staline met aussi en place une planification de l’économie et impose la collectivisation de l’agriculture.

Vainqueur de l’Allemagne nazie

Au niveau de la politique extérieure, Staline signe avec l’Allemagne un pacte de non agression en 1939. Le pacte germano-soviétique est rompu lorsque les troupes de la Wermarcht envahissent l’URSS en juin 1941.

Après plusieurs batailles décisives, comme à Stalingrad, et incroyablement coûteuses en vies humaines, (l'URSS perd 16 millions d'hommes pendant la guerre, civils et militaires compris), l’Armée rouge défait l’Allemagne nazie sur le front Est et entre à Berlin en 1945.

Quelques jours plus tard, le 1er mai 1945, L’Armée rouge défile sur la Place rouge à Moscou.

Après la Seconde guerre mondiale, Staline devient avec Churchill et Roosevelt l’un des trois arbitres de la planète. Les trois grands se rencontrent à Yalta et à Potsdam pour décider du sort de l’Allemagne et se répartir les cartes d’un nouvel ordre mondial.

Staline effectue plusieurs alliances (bien souvent économiques) avec les vainqueurs. Ainsi Montgomery et De Gaulle lui rendent visite à Moscou. Mais cette entente ne dure pas plus de quelques années. Dès 1946, "un rideau de fer tombe sur l'Europe", comme le constate Winston Churchill dans son discours de Fulton, le 5 mars 1946. La guerre froide va diviser le monde jusqu'au début des années 1990.

La fin d’un tyran

Le "Petit père des peuples" meurt en 1953. L’Histoire retient de lui un homme brutal qui dirigea le monde communiste d’une main de fer pendant plus de 30 ans. Son corps, placé dans un premier temps près de celui de Lénine, fut retiré du mausolée de la place rouge en 1961.

Rédaction Ina le 25/02/2013 à 17:14. Dernière mise à jour le 09/03/2018 à 15:46.
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