Fiac : 40 ans d'art contemporain

Redaction Ina le 16/10/2013 à 15:28. Dernière mise à jour le 17/10/2017 à 14:23.
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Depuis 1974, la Fiac est le rendez-vous incontournable des amoureux de l’art contemporain. Lieu de rencontre des artistes, galeristes et collectionneurs, c’est aussi un marché fleurissant. Zoom sur cet événement fascinant et surprenant.

Naissance de la foire

C’est en 1974 qu’a lieu la première Fiac, dans l’ancienne gare de la Bastille, à Paris. Son but : promouvoir l’art contemporain, développer le marché culturel et permettre à de nouveaux talents d’éclore.

Objectifs de la Fiac par Bernard Lamarche Vadel, 1978 (audio)

La Foire internationale d'art contemporain migre rapidement au Grand Palais puis, pour des raisons pratiques, au parc des expositions de la porte de Versailles. Elle y restera jusqu’en 2006.

En 1977, 118 galeries de 14 pays différents exposent leurs œuvres. Daniel Gervis, le président de la Fiac, décrit le principe de cette grande foire.

Fiac, 1977

En 1987, l’artiste César donne sa vision de ce mélange d’art et de mercantilisme.

Cesar et la Fiac, 1987 (audio)

L’art de la provocation

Chaque édition est l’occasion pour les créateurs de réaliser des dispositifs originaux. En 1977, Orlan vend ses baisers aux visiteurs. Elle exprime dans sa démarche une réflexion sur la position de l’artiste et celle du corps de la femme dans la société. Un débat « animé » s’instaure avec les visiteurs.

Orlan et son baiser artistique, 1977

En 1983, les objets industriels jouent les stars : les accumulations hétéroclites d’Arman côtoient les hélicoptères peints de Michel Guéranger.

Un autre regard

L’art contemporain heurte parfois le regard et peut même dégénérer en violence. En 1990, des « terroristes culturels » lacèrent le tableau « Señorita » de Roy Lichtenstein. L’auteur et le propriétaire de l’oeuvre restent philosophes.

Un tableau de Roy Lichtenstein lacéré, 1990

Heureusement, tous les visiteurs ne sont pas aussi agressifs. Comprendre l’art contemporain signifie-t-il garder son âme d’enfant ? Réponse avec des bambins mi-amusés, mi-étonnés mais toujours pertinents.

Regards d’enfants, 2007

Etre ou ne pas être de l’art? Pour ses 30 ans, face à l’incompréhension et à la controverse, la Fiac affirme son credo : défendre l’art sous toutes ses formes.

Fiac : 30 ans, 2003

L’art contemporain reste un reflet de la société. La photo, un objet idéal. Le marché du cliché d’art progresse constamment. En 1999, les amateurs d’images se pressent sur les stands de la Fiac.

Boom de la photo d’art à la Fiac, 1999

Un marché en plein essor

Que l’on ne s’y trompe pas, la Fiac n’est pas un musée éphémère mais bien un marché, où l’œuvre se vend et s’achète. Plus étonnant, les clients ne son plus seulement de riches collectionneurs mais des entreprises ou des banques ayant pignon sur rue.

Fiac, 2004

En 2008, en plein krach financier, les artistes et investisseurs présents à la Fiac affichent toujours un bel optimisme. L’art est peut-être l’ultime refuge des investisseurs !

Impact de la crise sur le marché de l’art, 2008

A partir de 2006, la Fiac revient au Grand Palais et s'installe, en parallèle, dans la Cour carrée du Louvre. Entre les deux pôles, des œuvres éphémères s’exposent dans l’écrin des Tuileries.

La Fiac investit les Tuileries, 2009

Le salon chouchoute les acheteurs potentiels. Pour ses VIP, la Fiac organise un parcours confidentiel à la découverte de collections très privées. Découvrez les œuvres réservées aux visiteurs triés sur le volet.

Visite privée à la Fiac, 2010

En 2011, la Fiac s'expose également dans les jardins parisiens...

En 2012, une collectionneuse nous guide dans les méandres de l'exposition...

En 2013, le marché de l'art est florissant. Rencontre avec les businessmen  de l'art. Suivons le galeriste français Emmanuel Perrotin en pleine préparation de la Fiac avec l'artiste japonais Murakami.

En 2015, le "off" colonise la ville. Une 50e d'oeuvres sont parsemées dans Paris. 

Devant le Petit Palais, une performance étonne : la construction d'un mur en parpaings et en beurre de karité...