Ce reportage, réalisé en mars 1967, un mois avant le coup d'état militaire du régime des Colonels, présente Athènes sous l'angle de sa musique populaire, le rebetiko. Un genre musical importé d'Asie mineure dans les années 1920, lorsqu'un million de Grecs furent chassés d'Anatolie suite à la guerre gréco-turque (1919-1922).

Stigmatisé pendant l'entre-deux-guerres comme étant la musique des bas-fonds, de la pègre et du haschich, le rebetiko acquiert ses lettres de noblesse a posteriori lorsque des compositeurs comme Mános Hadjidákis ou plus tard Mikis Theodorakis la rendront internationalement célèbre à travers son instrument fétiche, le bouzouki

Les années 1920 sont une décennie fondamentale pour l'histoire d'Athènes. Avec ce flot immense de réfugiés, la ville se développe selon un urbanisme assez chaotique, des quartiers entiers sortent de terre, reliant Athènes à son port antique, Le Pirée.

Durement touchée par la Seconde Guerre mondiale, Athènes, capitale d'un pays touché par une dure guerre civile (1946-1949), tarde à se relever. 

Mais à partir des années 1950, le pays bénéficie de l'une des plus fortes croissances des Trente glorieuses avec le « miracle économique grec ». Athènes se développe alors à grands pas, et la ville continue à s'étendre jusqu'à atteindre les montagnes qui l'entourent, lui donnant sa morphologie actuelle. 

Aujourd'hui, la métropole compte 3,7 millions d'habitants, le tiers de la population grecque. 

Une grande transformation pour cette ville qui n'était en 1834, lorsqu'elle devient la capitale du tout jeune royaume de Grèce, qu'une bourgade. Certes, l'Acropole rappelait au voyageur son illustre passé antique, mais Athènes était alors bien modeste par rapport à d'autres villes ottomanes comme Thessalonique ou Istanbul, l'ancienne Constantinople, peuplées d'une importante communauté grecque. 

La monarchie qui prend ses marques à partir des années 1830 pour gouverner la Grèce (dont le territoire est alors bien plus petit que la Grèce actuelle) est bavaroise. Le roi Othon Ier va s'attacher à moderniser Athènes et à la parer de bâtiments néo-classiques, qui sont le reflet de son glorieux passé antique. On trouve encore aujourd'hui de nombreux vestiges de cette Athènes du XIXe siècle, à travers de nombreux bâtiments officiels, comme le Parlement, le Zappeion, le musée archéologique, l'université, les résidences officielles de la Présidence et du Premier ministre, le quartier des ambassades à Kolonaki... 

Mais revenons en 1961, à la rencontre d'une ville alors en plein boom démographique, qui fascine les voyageurs Européens par son charme oriental... 

 

Au centre de la ville, l’Acropole surplombe le béton de la mégalopole moderne. La colline accueille depuis le Ve siècle Av. J.-C. le temple du Parthénon, voulu par Périclès comme affirmation de la puissance de la cité au sein du monde grec. 

La ville d’Athènes est inséparable de son port, Le Pirée, le plus grand de Méditerranée pour le trafic de passagers. Le Pirée est également le symbole de la marine marchande, l’une des plus importantes au monde. Rencontre avec une apprentie de l’académie navale, qui dévoile sa ville, ses habitudes et sa passion pour la mer.

En 2009, Thalassa consacre un beau reportage sur la ville, en dehors des clichés traditionnels. L’actrice Katerina Didaskalou et l’écrivain Tákis Theodorópoulos nous emmènent à la découverte d’Athènes et de son histoire...

Rédaction Ina le 21/07/2016 à 15:13. Dernière mise à jour le 10/08/2018 à 16:32.
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