sommeil312

Dormir, à quoi ça sert ?

Nous passons 1/3 de notre vie à dormir. A 75 ans, vous aurez dormi 25 ans ! Le sommeil reste l’un des grands mystères que la science essaye toujours de percer. Cependant, plusieurs questions ont déjà trouvé leur réponse.
A quoi sert le sommeil ? A récupérer. Car oui, le cœur, les muscles ont besoin de récupérer. Dormir permet au corps de se mettre au ralenti : le cœur bat plus doucement, les muscles se relâchent et la respiration est plus lente. 

Le monde onirique n’a pas encore dévoilé tous ses mystères, mais ina.fr vous propose de lever un coin du voile en archives vidéo et audio.

Sommeil quand tu nous fuis, 1982

En dormant, on permet au cerveau d’assimiler et de classer toutes les informations accumulées au cours de la journée.

Le monde insolite : le sommeil, 1972 (audio)

Quelles sont les phases du sommeil ? Il se compose de 3 à 5 cycles successifs de 90 minutes, divisés en 4 stades : l’endormissement, le sommeil léger, le sommeil profond. Enfin, le sommeil paradoxal, celui où apparaissent les rêves et les cauchemars.

Le sommeil, 1984

Nous dormons moins

Malheureusement, depuis un siècle, nous avons perdu deux heures de sommeil. Le besoin de sommeil varie selon l’âge. Un bébé peut dormir de 22 à 23 heures par jour ! A 15 ans, l’adolescent devrait dormir environ 10 heures par nuit... ce qui n'est plus le cas depuis plusieurs années. Après 20h00, 58%  seraient encore sur leur téléphone et 48% jouent aux jeux vidéos. Les ados affichent un déficit chronique de sommeil et ce n'est pas sans conséquences ! En cause, l'abus d'écrans (PC, portable ou tablettes).

Un adulte, quant à lui, dort environ six à huit heures par jour.

Rapport sur le sommeil, 2006

Le manque de sommeil peut induire de nombreux troubles physiologiques et psychologiques

Les Français dorment moins, 2009

Les troubles du sommeil

 Avec l’âge, le sommeil se fractionne et devient plus léger. Il existe de nombreux troubles pouvant être gênants voire dangereux au quotidien.

Les troubles du sommeil, 2007

Parmi les plus connus se trouve l’insomnie, occasionnelle ou chronique. Plus de 70% des français s’en plaignent. 

Combattre l'insomnie, 1962

D’autres troubles moins fréquents existent : la narcolepsie (hypersomnie), une somnolence intempestive provoquée par un déficit en orexine, une hormone neuronale.

La narcolepsie, 2008

Les parasomnies (comportements anormaux pendant le sommeil), notamment le somnambulisme, le syndrome des jambes sans repos ou l’apnée du sommeil.

Le somnambulisme, 2012

Le traitement du sommeil

Quand le sommeil fuit, les Français prennent des somnifères... Notre pays détient le triste record de consommation de ces médicaments, 3 à 5 fois plus élevée que ses voisins européens.

Leur usage est particulièrement important et banalisé chez les personnes âgées. Près d’1/3 des plus de 65 ans les utilisent régulièrement.

Insomnie et médicaments, 1987

Pourtant, il existe des solutions alternatives : des pratiques de relaxation ou un suivi dans un centre de sommeil, dans lesquels les chercheurs tentent de décrypter les mécanismes du sommeil pour mieux soigner ses troubles et maladies.

Machine contre l'insomnie, 1963

Visite d'un centre se sommeil en 1998.

Centre du sommeil, 1998

Le rêve, un continent inconnu

Les neurobiologistes étudient un autre aspect fascinant du sommeil : le rêve. C’est un phénomène très commun mais qui intrigue depuis la nuit des temps tant ses manifestations peuvent être extraordinaires, comme dans les rêves prémonitoires.

Le rêve prémonitoire, 1975 (audio)

Il a toujours suscité de nombreuses questions, par l’étrangeté de son contenu et par l’impact émotionnel qui y est associé.

Médicale : le rêve, 1976

A l’instar de Michel Jouvet, de nombreux chercheurs ont essayé de l’étudier et de comprendre à quoi il sert, au niveau physiologique et neurologique.

Le balcon : Michel Jouvet, à propos de "Le château des rêves", 1992

Rédaction Ina le 17/10/2012 à 15:20. Dernière mise à jour le 08/03/2018 à 19:03.
Médecine, Santé