Candidature présidentielle : l’art et la manière

Redaction Ina le 07/01/2011 à 10:03. Dernière mise à jour le 10/04/2015 à 17:43.
Elections et scrutins
Candidature présidentielle : l’art et la manière

A demi-mot, affirmée, timide, officielle, feinte, spontanée… chaque politique, candidat à l’élection présidentielle, annonce à sa manière son entrée dans la course électorale. Mais que l’on ne s’y trompe pas, il n’y a rien d’anodin ! Chaque style est travaillé. Retour sur les précédentes annonces.

Candidature présidentielle : l’art et la manière

A demi-mot, affirmée, timide, officielle, feinte, spontanée… chaque politique, candidat à l’élection présidentielle, annonce à sa manière son entrée dans la course électorale. Mais que l’on ne s’y trompe pas, il n’y a rien d’anodin ! Chaque style est travaillé. Retour sur les précédentes annonces.
Souvenez-vous, en 2003, Nicolas Sarkozy fait sensation en déclarant « qu’il pense à l’élection présidentielle [de 2007], et pas seulement quand il se rase ». Ségolène Royal, quant à elle, est élue en 2006 candidate dès le premier tour des primaires du PS avec plus de 60% des voix.
Des années auparavant, Jacques Chirac annonce sa candidature à la Présidentielle de 2002 de manière plutôt spontanée et créé la surprise. Une déclaration bien différente de celle qu’il avait faite pour l’élection de 1988, on ne peut plus officielle depuis Matignon.
Pour le scrutin de 1995, Jean-Marie Le Pen est le premier à se lancer dans la course dès 1994. Il se prononce avec hargne et conviction pour une « VIème République ».
En 1980, face à François Mitterrand qui feint sa candidature pour la Présidentielle de 1981, Valéry Giscard d’Estaing se présente comme le « candidat de l’espoir ». Tandis que Coluche joue la carte de l’humour : « Comme on a voté pendant trente ans pour des gens compétents et intelligents, je propose que l'on vote maintenant pour un imbécile qui n'y connaît rien, c'est à dire moi. »
1974. Après la disparition de Georges Pompidou, VGE choisit Chamalières pour annoncer sa candidature à la succession du Président défunt. En parallèle, Jean-Marie Le Pen, bandeau sur l’œil gauche, se déclare « le candidat de la droite sociale, populaire et nationale ».
Après l’agitation de 68, Michel Rocard propose, pour la Présidentielle de 1969, une candidature anti-classique.