Comment tuer un espion ou un dissident, discrètement, dans la rue et au milieu de la foule ? Les Soviétiques, particulièrement intéressés par cette question, avaient mis au point dans les années 70 une méthode devenue devenue célèbre : le coup du parapluie. Une affaire d'empoisonnement qui rappelle celle qui frappe Sergueï Skripal et sa fille. L'ex-espion russe a été retrouvé dans un état critique le 4 mars, sur un banc à Salisbury (sud de l'Angleterre), où il vivait depuis un échange d'agents secrets entre Moscou, Londres et Washington. Toujours hospitalisés, les Skripal ont été intoxiqués avec un agent innervant du groupe Novitchok, une substance mise au point dans les années 70 par l'URSS.

Il y a quarante ans, c'est le dissident bulgare Georgi Markov qui a été victime d'un empoisonnement. Un crime orchestré par le gouvernement bulgare avec l'aide des services secrets soviétiques, le KGB.

Comme cela est raconté dans ce reportage, le 7 septembre 1978, l'écrivain attendait un bus à Londres. Un homme vient le heurter, s'excuse et s'en va. L'homme portait un parapluie ; un parapluie modifié puisque l'embout était en réalité le canon d'un mini-pistolet. Après sa mort, quatre jours plus tard, les médecins légistes avaient retrouvé une petite bille métallique dans le mollet de Markov, projectile de quelques millimètres de diamètre enrobé de ricine, un poison toxique et sans antidote.

Rédaction Ina le 13/03/2018 à 15:59. Dernière mise à jour le 15/03/2018 à 10:36.
Histoire et conflits