Dans cet extrait de reportage de Complément d'enquête diffusé en 2012, nous allons découvrir la brigade chargée de traquer les agresseurs sexuels du métro parisien.

C'est en mode "commando" que Fanny, une jeune femme, sort tous les jours de chez elle pour prendre les transports en commun : vêtements amples de camouflage, un déo en grise de bombe lacrymogène, les clés de la maison comme poing américain et en dernier recours son pic à cheveux…

La jeune femme témoigne de l'une des récentes agressions sexuelles qu'elle a subi dans le métro, en pleine heure de pointe : "Je n'ai pas vu son visage, j'ai juste vu son sexe. J'ai compris que j'avais son sexe en érection juste au-dessus de mon épaule depuis 20 minutes et que personne n'avait rien vu…". Elle s'insurge ensuite sur le fait que le harceleur ait pu sortir de la rame sans que personne ne l'attrape et recommencer ailleurs son méfait.

Il s'agit d'un "frotteur", c'est ainsi que les policiers surnomment ces agresseurs sexuels très particuliers. "Après les pickpockets, c'est l'autre cible de la brigade des réseaux ferrés".

Nous suivons ensuite la traque de ce type d'individus grâce à la vidéo protection et des équipes de police dans les couloirs du métro. A partir de 17h00, sur les lignes les plus bondées, ce sont les terrains de chasse préférés des frotteurs.

"Ironie du sort, c'est la preneuse de son de l'équipe qui fait les frais d'une rencontre avec un frotteur".

Quelques minutes plus tard, un autre frotteur est arrêté. Il nie les faits qui lui sont reprochés bien que sa braguette ouverte l'accable… De plus, la poche de son manteau est décousue. Très pratique pour se caresser en toute discrétion. Dans le commissariat du 18e, la jeune femme porte plainte et les empreintes génétiques de l'homme sont relevées… 

Rédaction Ina le 20/12/2017 à 17:10. Dernière mise à jour le 20/12/2017 à 17:20.
Economie et société