Au début des années 2000, à la suite d'un appel d'offres lancé par l'électricien finlandais TVO, la société Areva lance la construction d'un réacteur nucléaire sur l'île d'Olkiluoto en Finlande. Le contrat se situe aux alentours de 3 milliards d'euros.

Initialement prévu pour mi-2009, le chantier se voit retarder à cause de problèmes administratifs ainsi qu'à la mise en oeuvre du béton. Ce retard a entraîné le groupe Areva a verser des pénalités à TVO.

En 2008, malgré 3800 personnes travaillant sur le site six jours sur sept, la finalisation du réacteur est encore reportée d'au moins trois ans. Philippe Knoche, directeur du projet EPR Areva, reste confiant et rappelle les avantages de ce chantier : "L'EPR est un réacteur qui est plus sur. Il a pris les derniers événements en compte. Il est par exemple protégé par les chutes d'avions". Son homologue finlandais, Jouni Silvennoinen, chef de projet finlandais TVO, est également sur la même longueur d'onde : "Nous restons persuadés que cette centrale nucléaire sera la plus sure et la plus rentable des centrales dans le futur pour le marché finlandais de l'électricité."

Areva et son client TVO s'imputaient mutuellement ces importants retards et surcoûts, et avaient porté leur différend devant un tribunal d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale (ICC) à Londres. Au final, le groupe Areva versera 450 millions d'euros à TVO.

Rédaction Ina le 12/03/2018 à 16:57. Dernière mise à jour le 12/03/2018 à 17:01.
Economie et société