En novembre 2008, neuf personnes, présentées comme des militants d'extrême gauche, étaient arrêtés à Tarnac en Corrèze, pour le sabotage sur des lignes de TGV. Depuis, les accusés  les accusés crient leur innocence et dénoncent un acharnement policier et la fabrication de fausses preuves. Le procès qui débute ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris lèvera-t-il le voile sur ce l'affaire de Tarnac ?

Dans ce reportage du 15 novembre 2008, le lancement du sujet fait allusion à l’arrestation de "militants d'ultra-gauche" mais le portrait qui suit est plus nuancé. Les jeunes gens, dont Julien Coupat, le leader du groupe, n'ont pas le profil de terroristes. Dominique Vallès, l'avocate des prévenus, précise que "l'un est étudiant en licence de sociologie et l'autre est en master de première année d'anglais et c'est des jeunes qui ont une vie tout à fait intégrée socialement. Ils ne sont pas en marge de la société." La journaliste ajoute : "Dans le paisible village de Tarnac en Corrèze où ils vivent, même étonnement. Là-bas, depuis les arrestations, on défend mordicus ces militants venus de la ville." 

Quant aux parents de Julien Coupat et de sa compagne Yldune Lévy, bien que médusés par la brutalité de l'arrestation : " C'est incroyable, pourquoi ils ont eu besoin de venir comme ça avec cette violence...", ils acceptent que la justice fasse son œuvre.

Rédaction Ina le 12/03/2018 à 10:37. Dernière mise à jour le 13/03/2018 à 10:05.
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