« On ne compte plus les cas de saturnisme dus à la peinture au plomb, les plafonds qui s’écroulent, les planchers qui s’écroulent, les incendies à cause des mauvais circuits électriques, les dégâts des eaux… »

Nous sommes en 2007, à Marseille. Des habitants du quartier de Noailles, ce quartier populaire du centre de Marseille durement touché par l’effondrement de deux immeubles rue d’Aubagne, lundi 5 novembre, manifestent. En cause, déjà, l’insalubrité de nombreux immeubles d’un quartier pourtant situé à quelques encablures du Vieux Port, en contrebas, et l’élégant cours Julien, plus en hauteur. Un quartier à l’architecture ancienne, dont la paupérisation remonte aux années 1960.

Une situation qui concerne de nombreuses zones du centre-ville de Marseille, l’un des plus pauvres de France.

A Noailles, l’un des périmètres les plus critiques, les habitants tiraient donc déjà la sonnette d’alarme il y a plus de dix ans, dénonçant des pratiques immobilières indécentes. L’un des habitants citait l’exemple d’un propriétaire de la rue d’Aubagne qui avait reloué son appartement sans faire de travaux, malgré la chute mortelle de son précédent locataire, due à la vétusté de l’habitat.

En 2011, un reportage de France 3 Méditerranée témoignait à son tour du mal logement dans la rue d’Aubagne. Une famille de neuf personnes, logée dans un 30 mètres carré sans chauffage, pour 700 euros par mois… Une situation déjà inacceptable donc, perceptible depuis de nombreuses années, qui a finalement débouché sur ce drame du lundi 5 novembre…

Rédaction Ina le 07/11/2018 à 11:13. Dernière mise à jour le 07/11/2018 à 12:01.
Economie et société