L'Agence de sécurité sanitaire est formelle. Avant 30 ans, un cas de mélanome sur deux est causé par des UV artificiels. Pourtant en 1995, les médecins alertaient déjà sur le danger des UV...

Vieillissement prématuré de la peau, risque de cancer, L'Agence de sécurité sanitaire (Anses) alerte sur les dangers des cabines de bronzage. Chez les moins de 30 ans, un cas de mélanome sur deux est causé par des UV artificiels. L'agence demande l'interdiction du commerce du bronzage. Une interdiction déjà effective au Brésil et en Australie...

Pourtant, les risques encourus ne sont pas nouveaux. En 1995, dans un reportage diffusé sur France 2, le docteur Jean-Pierre Cesarini de l'Inserm, alertait sur le danger des UV : "Toutes les manipulations scientifiques, expérimentales et maintenant les enquêtes faites sur l'homme, montrent que les UVA sont au moins aussi nocifs que les UVB." 

Toujours en 1995, les centres de bronzage en libre-service ainsi que les prix attractifs attiraient de plus en plus d'adeptes. Un côté pratique comme le soulignait cette femme : "Ça me permet de venir quand je veux, sans prendre de rendez-vous et puis c'est beaucoup plus économique que les salons de beauté".

En 2018, sur 1000 cabines contrôlées, près de 63% étaient non conformes quand le reste était géré par des personnels non formés. Au total, 380 cas de mélanomes sont dus aux cabines de bronzage chaque année en France.

Rédaction Ina le 10/10/2018 à 17:05. Dernière mise à jour le 10/10/2018 à 17:07.
Economie et société