Troisième numéro des "Echos du cinéma" consacré au 15ème Festival de Cannes 1962 avec au programme : - Interview de la jeune actrice de 16 ans Jill HAWORTH qui joue dans le film "Ton ombre est la mienne". Elle est venue à Cannes avec son fiancé Sal MINEO qu'elle avait rencontré sur le tournage d'"Exodus" et qui, sur une plage de Cannes, la filme amoureusement. - Interview de Gualtiero JACOPETTI, un des réalisateurs du film "Mondo Cane" qui fait scandale actuellement avec son parti pris de montrer des images choquantes filmées partout dans le monde. - Interview de René HAVARD, célèbre pour son scénario de "Un taxi pour Tobrouk", présent à Cannes pour rencontrer des producteurs et faire aboutir des projets. Il ne semble pas apprécier les films "d'art et d'essai", considérant que l'essence du cinéma est de raconter des histoires. - Interview en français de Deborah KERR qui joue dans "Les innocents" de Jack CLAYTON une gouvernante névrosée. - Reportage à bord du Flying Clipper, un bateau danois où se déroule une réception en l'honneur du film allemand d'Herbert VEZELY "Le pain des jeunes années". Interview de Christian DÖRMER qui joue dans ce film et parle du renouveau du cinéma allemand. Interview de Karen BLANGUERNON, actrice française déjà vue dans "Les Bonnes femmes" de Chabrol, qui a un rôle dans le film de VEZELY. - Interview du peintre Jean-Gabriel DOMERGUE réalisée dans les jardins de la Villa Fiesole, où il demeure pour "vivre au paradis de son vivant". Misanthrope, misogyne et semble-t-il raciste, le peintre fait visiter son atelier où il continue à peindre des jeunes femmes très belles et très minces. Ses critères de beauté sont la minceur et le plus beau corps qu'il ait vu dans sa vie était celui de Joséphine BAKER : "malheureusement, elle était un peu noire". Quant aux femmes en général "ce qui est monstrueux chez elles, c'est qu'elles veulent toutes épater le voisin". DOMERGUE a horreur de l'avant-garde en toute chose et surtout en peinture. Les peintres modernes ne connaissent plus leur métier, les collectionneurs ne s'intéressent qu'à l'argent, et la faute de tout ça c'est l'Amérique. De toutes façons, il ne voit presque plus personne car les 3/4 des gens l'ennuient.