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Jacques DERRIDA

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Jacques DERRIDA

Le bon plaisir

audio 22 mars 1986 1751 vues 02h 54min 38s

Jacques DERRIDA est l'invité du "Bon plaisir". L'entretien avec le philosophe est ponctué d'interventions d'amis, collaborateurs et admirateurs, d'extraits de films, de spectacles vivants et de chansons inspirés de son travail, d'archives sonores et de lectures de texte par notamment Bulle OGIER et Michael LONSDALE. Intervenants : Ken MC MULLEN, réalisateur de "Ghost Dances"; Bernard TSCHUMI, architecte du Parc de la Villette ; Philippe LACOUE LABARTHE ; Bernard GRACIET, enseignant, responsable de l'adaptation du texte "Pas" de Jacques DERRIDA pour la revue parlée du Centre POMPIDOU ; le peintre Valerio ADAMI ; GREEN, chanteur-compositeur du groupe rock SCRITTI, auteur d'une chanson intitulée "Jacques DERRIDA"; Roland BRUNET, du G.R.E. PH. (Groupe de recherche sur l'enseignement de la philosophie) et Bernard TCSHUMI. Dans son entretien, Jacques DERRIDA évoque le plaisir qu'il éprouve à pratiquer la philosophie, pourquoi il préfère la parler et l'enseigner plutôt que de l'écrire ; son retrait de la scène publique ; son rôle dans le film de Ken Mc MILLEN "Ghost Dances" au côté de Pascale OGIER ; l'architecture déconstructiviste du Parc de la Villette sur lequel il travailla. Il raconte ensuite son apprentissage et son adolescence à Alger, ses lectures de GENET, MALLARME, PONGE, KAFKA, Joyce. Il présente son texte "Parages" (référence à la mer et éloignement comme proximité) qui est une réflexion sur les textes fictionnels de Maurice BLANCHOT. Puis il commente son rapport à la peinture et la poésie : sa collaboration avec Valerio ADAMI qui illustra une page de son texte "glas"; l'écriture de Marguerite DURAS ; son texte "Feu la Cendre", réflexion sur la mémoire et le deuil. Il évoque ses difficultés à faire le récit de son enfance en Algérie ; son ressenti enfant de l'opposition entre les cultures Française et Algérienne à travers l'opposition des langues. Il raconte comment il a vécu la persécution des Juifs et les événements d'Algérie. Il évoque son texte "Schibboleth", pour Paul CELAN dans lequel il commente l'oeuvre et la pensée du poète autrichien Paul CELAN ; il explique son combat pour la philosophie qu'il sent menacée dans sa pratique et son enseignement, l'importance de la pédagogie de la philosophie. Il s'exprime sur son inculpation pour trafic de drogue en Tchécoslovaquie en 1981. En conclusion, il évoque la destination de ses écrits et "ses lecteurs", son rapport à la mémoire et sa perte. BOBINE A (46'18) - A 6'15 : Jacques DERRIDA (12'35 au total) : le plaisir qu'il éprouve à pratiquer la philosophie, pourquoi il préfère la parler et l'enseigner plutôt que de l'écrire ; A 10'10 : commente son retrait de la scène publique comme un refus de céder à certaines modalités du paraître qui l'ennuient ; propos sur la photographie ; pourquoi il a accepté de jouer son propre rôle dans le film de Ken Mc MILLEN ; A 15'45 : raconte son travail avec Pascale OGIER, son interlocutrice dans le film ; A 31'10 : explique les théories des architectes "déconstructivistes" (mouvement qui s'inspire de ses écrits sur la "déconstruction") avec lesquels il a travaillé pour le Parc de la Villette. - A 17'15, 18'50 : extrait de la bande sonore du film de Ken Mc MILLEN "Ghost dances" avec les voix de Pascale OGIER et Jacques DERRIDA (2'15 au total). - A 14'20, 17'45, 20'40 : Ken Mc MILLEN, réalisateur du film "Ghost dances" (en anglais, traduction décalée) : présente son film dont le thème (les fantômes) est prétexte à une réflexion sur le langage à partir de références psychanalytiques, philosophiques et anthropologiques ; l'inspiration qu'il trouve dans les textes de DERRIDA ; le jeu de DERRIDA (4'35 au total). - A 24'05 : Bernard TSCHUMI, architecte du Parc de la Villette (sur le lieu même) (16'50 au total) : topographie du Parc de la Villette ; commentaire de la maquette de son projet, décrit son travail qui repose sur des théories de "déconstruction architecturale" ; A 38' (sur le lieu), 43'35 (en studio) : décrit les bâtiments, appelés "folies", qui seront construits dans le parc tous les 120m : structures, matériaux, couleurs et fonctions. BOBINE B (22'21) - A 1'55 : Jacques DERRIDA (10'10 au total) : l'école, ses professeurs "un peu insolites" (sa lecture de GIDE très tôt vers 12-13 ans) ; lecture de NIETZSCHE, ROUSSEAU à l'adolescence ; Alger, seconde capitale culturelle française à la fin de la 2e guerre mondiale ; son jugement à l'époque sur la littérature qu'il qualifie d'irresponsable car elle masque son discours derrière la fiction, parle de "ses écrivains" : GENET, MALLARME, PONGE, KAFKA, JOYCE...) ; - A 8'40 : Archive Phonothèque : voix de Jean GENET (2'35) : "je suis né à Paris le 19 Décembre 1910, pupille de l'Assistance Publique...". - A 11'45 : Philippe LACOUE LABARTHE (2') : réflexion sur la langue de DERRIDA. - A 13'40 (2'au total) : extrait de la revue parlée du Centre POMPIDOU "Polyphone" et "Reste à force de voix" d'après "Pas" de Jacques DERRIDA avec les voix de Michael LONSDALE et Nicole HISS. - A 15'50 (3'05 au total) : Bernard GRACIET, enseignant, responsable de l'adaptation du texte "Pas" de Jacques DERRIDA pour la revue parlée du Centre POMPIDOU : parle de son adaptation du texte de DERRIDA en "dialogue polyphonique" (ensemble de voix répétées en écho et se chevauchant l'une l'autre) ; la difficulté de faire entendre des silencees, la musicalité de la langue de DERRIDA, pourquoi il a utilisé les "voix durassiennes" de Michael LONSDALE et Nicole HISS. - A 19' : Jacques DERRIDA : présente son texte "Parages" (référence à la mer et éloignement comme proximité) qui est une réflexion sur les textes fictionnels de Maurice BLANCHOT. BOBINE C - A 1'10 : Valerio ADAMI, peintre (11'25 au total) : description de son atelier et de son réfrigérateur ; sa rencontre avec DERRIDA ; - A 4'40 : description du tableau que lui a inspiré une page de "Glas", texte de Jacques DERRIDA ; - A 7'50, à 11'45, à 13'25, à 15'05 : la calligraphie de DERRIDA ; le rapport entre le titre et l'image d'un tableau ; la stimulation de la littérature dans son travail ; pense qu'il est possible d'articuler une pensée philosophique par le dessin et la peinture - A 10'15 : Archive Phonothèque : extrait de "Glas, morceau de glose" (extrait d'un Atelier de création radiophonique) - A 3'50, à 19'15 : Jacques DERRIDA : sa collaboration avec Valerio ADAMI qui a illustré une page de son texte "Glas" ; à propos de Marguerite DURAS et de son intérêt pour "ce qu'il n'y a pas", pour les omissions et les absences ; - A 21'30, à 23'40 : lecture du texte "Feu la Cendre" de Jacques DERRIDA par Bulle OGIER (1'25 au total). - A 22'20, à 24'35, à 32'15 : Jacques DERRIDA : présente son texte "Feu la Cendre", réflexion sur la mémoire et le deuil, "ce qui reste sans rester, ce qui se détruit soi-même" ; l'expérience de l'incinération "qui est l'expérience-même" ; commentaires sur le "non savoir" ; - A 29'25, à 35'10 : Philippe LACOUE LABARTHE (5'20 au total) : pourquoi il considère Jacques DERRIDA comme un maître en philosophie, les rapports d'amitiés et de reconnaissance mutuelle qu'ils entretiennent. - A 40', à 43'15, à 47' : GREEN, chanteur-compositeur du groupe rock SCRITTI POLITI (enregistré lors d'une rencontre avec Jacques DERRIDA au café COSTES), auteur d'une chanson intitulée "Jacques DERRIDA" (en anglais, traduction simultanée) (8'10 au total) : ce qui l'intéresse dans les textes de DERRIDA qu'il a mis en musique, pourquoi il a choisi le rock comme moyen d'expression, conversation avec DERRIDA sur la musique et l'improvisation musicale. Les résistances internes et externes de Jacques DERRIDA envers la musique ; l'improvisation musicale. - Extrait de chansons de GREEN et du groupe SCRITTI POLITI (1'30 au total). - A 51' : Jacques DERRIDA (6') : ses difficultés à faire le récit de son enfance en Algérie ; comment il ressentait l'opposition entre les cultures Française et Algérienne à travers l'opposition des langues. BOBINE D - A 1'25, à 7'05 : Jacques DERRIDA (14'20 au total) : comment il a vécu la persécution des Juifs et les événements d'Algérie ; son texte "Schibboleth, pour Paul CELAN" dans lequel il commente l'oeuvre et la pensée du poète autrichien Paul CELAN ; son combat pour la philosophie qu'il sent menacée dans sa pratique et son enseignement, s'interroge sur son travail : à qui s'adresse t'-il ? Comment enseigner sa pensée (qu'on ne peut méthodologiser) et ses applications ? - A 5'25, à 29'15 : Lecture de 2 poèmes : "In Eins" et "In Pray" de Paul CELAN par leur auteur (en allemand) (3'au total). - Archive Phonothèque : à 13'55 (1'15) : voix de Jacques DERRIDA (extrait du journal d'Antenne 2 du 2 janvier 1982) : commentaire à son retour de Tchécoslovaquie sur son arrestation pour trafic de drogue. - A 15'40 : Jacques DERRIDA : commentaire sur cette affaire. - A 16'30 (12'30) : extrait d'un séminaire du mercredi 6 janvier 82 à l'Ecole normale supérieure Rue d'Ulm dans lequel Jacques DERRIDA fait un récit détaillé de son arrestation et de son inculpation lors de son séjour en Tchécoslovaquie. - A 32'50 (2'05) : extrait de l'ouverture des Etats Généraux de la philosophie le 16 juin 1979 à la Sorbonne avec l'intervention militante et véhémente de Vladimir JANKELEVITCH ; réactions de Jacques DERRIDA quant à son propre militantisme. - A 37'30 : Roland BRUNET, du G. RE. PH. (Groupe de recherche sur l'enseignement de la philosophie) (2'au total) : réflexions sur l'enseignement de la philosophie en France (baisse totale du son pendant 2 secondes à 38'). - A 38'50 : extrait d'un cours de philosophie de Roland BRUNET à des élèves de 6e du Lycée Voltaire (0'50). - A 39'55 (2'20) : Jacques DERRIDA : la destination de ses écrits, le public de ses lecteurs, fait l'analogie avec l'effet de surprise de la photographie ; - A 43'20 : souffre de façon inconsolable "de la perte de mémoire," que ce que je vis ne soit pas gardé et donc répété - déchiffrable -, reste sans témoin "...

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