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Le Pape et la paix

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audio 29 juil. 1967 205 vues 01h 43min 51s

Cette émission du magazine mensuel de la première guerre mondiale, dénommée "Le pape et la paix", est proposée et animée PAR Pierre SIPRIOT, et réalisée par Philippe GUINARD. Pendant l'année 1917, plusieurs tentatives de nature à permettre le règlement du conflit entre les belligérants par la négociation voient le jour, la première par l'intermédiaire du baron Oscar von der Lancken, la seconde par le pape Benoit XV. Elles sont traitées et analysées dans cette émission, à cinquante de distance, sous leurs divers aspects, chronologique, politique, diplomatique, économique, et aussi religieux, sous la forme d'un commentaire enrichi par des restitutions scénarisées, des lectures de lettres, de comptes-rendus, de notes et de mémoires, ainsi que par des témoignages. "L'exhortation à la paix" du pape fait ensuite l'objet d'une tribune présentée et animée PAR Pierre SIPRIOT et Maurice GENEVOIX qui reçoivent des historiens, le chanoine Eugène JARRY et Pierre RENOUVIN. Enfin un témoignage de Maurice VAUSSARD permet d'analyser la personnalité de Benoit XV, et la répercussion en Italie de son "exhortation à la paix". - Au début : générique et annonce de l'émission - A 1'28 : chronologie des évènements introduite PAR Pierre SIPRIOT - A 1'53 : Eté 1917, en exergue de cette chronologie des évènement, une conversation imaginaire entre deux interlocuteurs qui échangent leur point de vue sur la question de la Guerre et de la Paix. - A 8'30 : Conseil des ministres belge en exil du 24 février 1916, au cours duquel est adopté une ligne de conduite sur la nécessité d'arrêter la guerre et sur l'intérêt de connaître les conditions de paix que l'ennemi offrirait. - A 9'40 : restitution scénarisée de la rencontre à Paris entre le baron COPPEE, et Charles BROQUEVILLE, ministre belge de la guerre du gouvernement en exil, puis compte rendu de la rencontre en Suisse entre le baron COPPEE et le baron Oscar von der Lancken, dirigeant du gouvernement belge sous autorité allemande. Ce dernier, proche de l'empereur Guillaume II, affirme que ce dernier veut réellement la paix. - A 13'35 : début juin 1917, Aristide BRIAND reçoit une première lettre de la comtesse Pauline de MERODE, qui désire lui faire une communication urgente, puis le 7 juin une seconde, plus pressante. - A 15'15 : lecture d'une note écrite par Aristide BRIAND résumant l'entretien avec la comtesse de MERODE, qui l'informe des intentions de COPPEE et Devon der Lancken. - A 16'42 : note d'Aristide BRIAND du 27 août 1917, rapportant un entretien avec le baron COPPEE. Ce dernier lui fait part des propositions Devon der Lancken, et lui offre des garanties permettant d'assurer qu'elles ont bien l'aval de Guillaume II. - A 17'30 : restitution de la conversation entre Aristide BRIAND et Charles BROQUEVILLE le 29 août 1917 au RITZ, sur les contacts avec von der Lancken. - A 20'20 : le 22 juillet 1917, une crise ministérielle renverse le gouvernement RIBOT, Paul PAINLEVE devient président du Conseil, et Alexandre RIBOT ministre des Affaires Etrangères. Avant de partir en Suisse pour rencontrer le baron von der Lancken, Arsitide BRIAND doit obtenir leur avis, et en premier lieu celui du président de la République, Raymond POINCARE. - A 20'44 : 13 septembre 1917, récit de l'entrevue entre Aristide BRIAND et Raymond POINCARE - A 24'13 : Réactions de Paul PAINLEVE et d'Alexandre RIBOT, d'après les Mémoires de LLOYD Georges. Ce qu'ils semblent redouter, c'est que les Allemands soient sincères. - A 25'07 : lecture de la note du 19 septembre 1917, adressée par Aristide BRIAND à Alexandre RIBOT - A 29'02 : lecture du télégramme du 20 septembre 1917, rédigé par Alexandre RIBOT et Jules Cambon, faisant état des projets d'Aristide BRIAND, et adressé aux gouvernements Alliés. - A 30'51 : le 22 septembre, un télégramme de Jules Cambon adressé à Alexandre RIBOT, précise la position du ministère des Affaires Etrangères britannique qui estime que cette opération est un piège, une machination. - A 32'18 : le 23 septembre, après avoir rencontré Alexandre RIBOT, Aristide BRIAND note dans ses carnets "BALFOUR croit à un piège, RIBOT décidément pas favorable. Dans ces conditions j'ai dit à RIBOT que je considérais l'incident comme clos". - A 33'39 : le 9 octobre, le secrétaire d'Etat Richard VON KUHLMANN prononça un discours qui contredisait toutes les concessions préalables proposées par le baron Oscar von der Lancken, notamment sur l'indépendance de la Belgique et la restitution de l'ALSACE Lorraine. - A 34'10 : à Rome, le 20 mai (avril ?) 1917, monseigneur Eugenio PACELLI, futur PIE XII, est nommé Nonce apostolique en Bavière, et le 27 janvier, il rencontre le Chancelier Impérial BETHMANN-HOLLWEG. - A 34'45 : témoignage de BETHMANN-HOLLWEG sur cette rencontre, évocation des conditions préalables nécessaires à une négociation de paix. Selon lui "L'Alsace-Lorraine ? ce n'est pas un point qui ferait obstacle à la paix". - A 40'13 : lecture de "L'exhortation à la paix" adressée le 1er août 1917 par le pape Benoit XV "aux chefs des peuples en guerre" - A 49'20 : du côté allié seul le roi d'Angleterre reçoit le message pontifical (l'Italie et la France ne sont pas représentées au Vatican) - A 49'24 : réponse anglaise au pape Benoit XV, "rien ne peut être entrepris tant que les puissances centrales n'ont pas fait connaître leurs buts de guerre". - A 49'53 : le 30 août 1917, le nonce apostolique, Eugenio PACELLI, adresse une lettre en ce sens au Chancelier Impérial Georg MICHAELIS. - A 52'53 : lors du conseil de la Couronne du 11 septembre 1917 en présence de Guillaume II, la lettre du nonce est examinée et discutée. Le conseil est unanime pour réaffirmer "le maintien des frontières de l'empire allemand, le retour des colonies allemandes, le contrôle de la côte Flamande et l'annexion de Liège et de ses environs". - A 54'14 : Tribune animée PAR Pierre SIPRIOTet Maurice GENEVOIX, sur les fondements de la proposition de paix du pape Benoit XV le 1er août 1917, dont ce sera le cinquantenaire dans deux jours. - A 55'00 : Maurice GENEVOIX estime que le thème du débat exige un niveau de point de vue et de discussion qui est celui de l'historien - A 57'25 : le chanoine Eugène JARRY estime nécessaire de revenir de façon détaillée sur la personnalité et la carrière du pape Benoit XV, afin de comprendre son geste, "par l'intérieur". - A 01 07'22 : Pierre RENOUVIN affirme quant à lui que la préoccupation essentielle du pape répondait à celles de Charles Ier, empereur d'Autriche Hongrie, le seul grand état catholique en Europe. Le comte Ottokar Czernin, ministre des Affaires Etrangères, avait écrit au pape en avril 1917, pour l'informer de la situation réelle du pays, et de l'effondrement annoncé et inéluctable des puissances centrales, du péril révolutionnaire. - A 01 13'30 : le chanoine Eugène JARRY précise qu'il n'y a aucune documentation accessible sur le degré réel d'information du Vatican pour la période qui nous intéresse. Si le pape Benoit XV était certainement au courant de la situation intérieure en Autriche Hongrie, un autre danger pouvait devenir menaçant, la possibilité de voir l'unité de l'Eglise succomber à l'émergence de diverses églises nationales, les clergés allemands et français s'affrontant depuis le début de la guerre. - A 01 16'25 : le chanoine Eugène JARRY aborde la question de l'accueil de "L'exhortation à la paix" du pape Benoit XV, qui provoqua en France stupéfaction et douleur. Le pape n'avait pas jugé pour la France. Le père Antonin-Gilbert SERTILLANGE, lors d'un sermon à l'église de la Madeleine, déclare "que nous ne pouvons pas suivre le pape dans ses propositions de paix". - A 01 18'09 : Pierre RENOUVIN rapporte que l'épiscopat français était très partagé sur la note du pape, comme en témoigne "la semaine religieuse", le journal des évêchés. Dans les articles, soit la question n'est pas abordée, soit la note est publiée sans commentaires, ou avec des commentaires sans aucun rapport, une petite douzaine, seulement, y sont favorables. Pour la plupart, ce qui était le plus choquant, c'est que le pape ne condamnait pas les Allemands. Le cardinal Piétro GASPARRI précisa, dans une lettre, que la question de l'ALSACE-Lorraine relevait d'une "solution transactionnelle". Dans sa revue "Etudes", le père jésuite Yves de la BRIERE signe un article dans lequel il tente de donner à la note du pape un sens qu'elle n'avait pas. De fait moins de 15% de l'épiscopat y semble favorable. Georges CLEMENCEAU dira à cette occasion ":Le Saint-Siège songe-t-il à faire une paix boche ?" - A 01 30'47 : Témoignage de Maurice VAUSSARD, sous-directeur de l'Institut Français de Milan, sur l'accueil fait à la note du pape en Italie. - A 01 42'03 : générique de fin et désannonce - Fin à 01 43'50

Émission

14-18 : magazine mensuel de la Première Guerre mondiale

Générique

interprète

Jean Negroni
François Chaumette
Robert Party
Jean Pemeja
Patrice Galbeau
Jean Brunel
Gaetan Jor

participant

Maurice Genevoix
Pierre Renouvin
Maurice Vaussard
Eugène Jarry

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