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La révolution russe et l'opinion française : février-mars 1917

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La révolution russe et l'opinion française : février-mars 1917

14-18 : magazine mensuel de la Première Guerre mondiale

audio 25 févr. 1967 731 vues 02h 03min 07s

Cette émission du magazine mensuel de la première guerre mondiale, dénommée "La Révolution Russe et l'opinion Française : Février-Mars 1917" est proposée et animée PAR Pierre SIPRIOT et réalisée par Philippe GUINARD. Le thème de l'émission, la révolution de février 1917, et la façon dont elle a été perçue par les alliés, est abordé, à cinquante de distance, sous divers angles, chronologique, militaire, diplomatique et politique, sous la forme d'une chronologie des évènements, d'interview de Marc FERRO, puis du président Alexandre FEDOROVITCH KERENSKI, et enfin d'une tribune de témoins et d'historiens animée par Maurice GENEVOIX avec Pierre PASCAL, Ernest LABROUSSE, Julien CAIN, Paul MORAND et Jean GUEHENNO. - Au début : générique et annonce de l'émission- A 1'20 : Pierre SIPRIOT défend le point de vue choisi pour le traitement de cette émission, c'est-à-dire la perception des alliés de cet évènement. Concernant la révolution russe par elle-même, Pierre SIPRIOT renvoie à la série d'émissions de Jean BALENSI diffusées parallèlement "La révolution russe de 1917 racontée par Les témoins".- A 2'41 : Marc FERRO décrit la situation en Russie et à Saint Pétersbourg - Petrograd à la veille de la révolution de février, la pénurie alimentaire, la rigueur de l'hiver, la détresse de la population, les débrayages et les manifestations spontanées du 13 février, la situation sociale proche de l'explosion. Malgré la dissolution de la Douma, une séance d'ouverture se tient le 14 février, sans que le gouvernement n'y soit représenté. Le Tsar, Nicolas II, quitte Saint Pétersbourg pour sa résidence d'hiver, il est "comme en vacances", il délègue aux ministre la conduite de la politique, il ne prend lui-même aucune décision. La tzrarine, d'origine allemande, est quant à elle sous l'influence de RASPOUTINE. La condition ouvrière est proche de celle que décrit DICKENS dans l'Angleterre du début du XIXème siècle. Les cosaques, qui expriment de la sympathie pour les manifestations ouvrières, s'opposent aux forces loyalistes de la police. - A 16'14 : interview par Marc FERRO du Président Alexandre FEDOROVITCH KERENSKI qui s'exprime en français, évoque le souvenir des 23, 24 et 25 février 1917 à Petrograd "Ces jours là, je faisais ce que je pouvais". Membre du Comité Exécutif Provisoirre du Soviet des Ouvriers et Soldats, et du Comité Provisoire de la Douma, il parle du rôle de MOLOTOV, qui permettra aux soldats mutinés d'être représentés dans le Soviet, et de la question du double pouvoir. - A 32'28 : Marc FERRO précise cette question du double pouvoir. Les membres du Comité Provisoire de la Douma rêvaient d'un coup d'état dans un cadre constitutionnel, ils sont portés au pouvoir par une révolution, ils n'ont aucune autorité, le pouvoir c'est le Soviet. Les "émeutiers" veulent renverser le tzarisme, et créer une société nouvelle. La résistance du gouvernement provisoire à ces aspirations va préparer le succès de la révolution d'octobre 1917. Le 3 mars 1917, le Tzar Nicolas II abdique, en faveur de son fils, puis de son frère. - A 40'25 : Marc FERRO aborde la question de l'état d'esprit du soldat russe. Ce dernier est prêt à défendre la Russie, mais pas à combattre pour la conquête de Constantinople. Le Prékase 1, texte du Comité Exécutif Provisoire en date du 1er mars 1917, émane du Soviet, c'est le 1er acte de la révolution militaire, tous les soldats s'y reconnaissent, tous le consultent pour savoir s'ils doivent - ou non - obéir aux ordres. Ensuite, au congrès du Soviet, la motion Ceretelli, relie la lutte révolutionnaire et la lutte pour la paix, avec en projet un congrès international des partis socialistes à Stockholm, qui n'aura jamais lieu. - A 48'55 : réactions à Vienne et à Berlin concernant la révolution de Février, deux points de vue, le premier est qu'il s'agit d'une "crise de guerre", qui amplifiera l'effort militaire russe, le second estime qu'il s'agit d'une révolution qui aboutira à la désintégration de la Russie et à une paix séparée. - A 51'09 : à Paris, la presse tait la nouvelle pendant plusieurs jours. Une mission de socialistes, dite CACHIN - MOUTET - SANDERS, dont le but était de raviver l'ardeur militaire des Russes, est accueillie plus que froidement à Petrograd. - A 56'56 : Tribune animée par Maurice GENEVOIX - A 01 04'05 : Pierre PASCAL, membre de la mission militaire, en poste en Russie dès 1916, et à Petrograd en février 1917, témoigne des réactions des français de Russie à la révolution de février qui a été diversement appréciée. Coté mission militaire, l'accueil fut plutôt favorable. On pensait que du côté russe la guerre n'était pas bien menée, l'incompétence, les malversations, le mauvais traitements des soldats par les officiers expliquaient les mauvais résultats. Coté expatriés, on remarque surtout de l'hostilité, car beaucoup occupaient des postes de gouvernantes ou de précepteurs dans de grandes familles. La plupart repartirent d'ailleurs en France. Du côté russe, l'atmosphère est variable, de chaleureuse aux premiers jours de la révolution, à difficile ensuite, avec les bolcheviks, surtout après l'offensive ratée de KERENSKI. - A 01 16 14 : Ernest LABROUSSE aborde la question des répercussions sur la vie politique française, la nouvelle est accueillie avec chaleur et circonspection. Le 1er avril 1917, dans un meeting ou interviennent Léon JOUHAUX et Pierre RENAUDEL, la foule acclame la révolution russe. - A 01 21 54 : Julien CAIN évoque la série de notes rédigées par Jacques SADOUL, membre de la mission militaire, et adressées à Albert Thomas, puis publiées ensuite en 1919. La conclusion de son enquête souligne que l'état de la Russie était devenu désespéré, il souligne notamment la décomposition de l'état, la désagrégation de l'armée, la désorganisation des transports, la banqueroute à venir. Il rend KERENSKI responsable de cette situation. - A 01 32'15 : lecture d'un extrait d'un poème (4') de Pierre Jean JOUVE - A 01 37'14 : Paul MORAND, attaché d'ambassade au cabinet de Berthellot souligne qu'en France on ne se pose qu'une seule question : "Les Russes vont-ils continuer la guerre ?" Il évoque le slogan bolchevique "la paix sans annexion ni contribution" qui, si il avait été mis en oeuvre à la fin de la guerre "aurait pu nous éviter HITLER". - A 01 45'10 : Marc FERRO évoque les conditions dans lesquelles LENINE, notamment, a pu rentrer en Russie en traversant l'Allemagne dans un wagon, sous protection diplomatique. - A 01 51'51 : pour Jean GUEHENNO l'année 1917 est le tournant de la guerre, elle commence le XXème siècle. Il souligne la clairvoyance de TROTSKI et de LENINE, ce dernier "voyant plus loin encore ". Il lit cette citation "la guerre est une forme du capitalisme, le rôle des socialistes est de transformer la guerre des peuples en guerre civile". - A 02 01'31 : générique, désannonce et annonce de la prochaine émission- Fin à 02 03'07

Émission

14-18 : magazine mensuel de la Première Guerre mondiale

Générique

interprète

Michel Vitold
Rene Farabet

participant

Maurice Genevoix
Jean Guehenno
Marc Ferro
Paul Morand
Julien Cain
Alexandre Kerenski
Pierre Pascal
Ernest Labrousse

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