Troisième entretien d'une série de douze de Georges CHARBONNIER avec Maurice MERLEAU-PONTY, professeur de philosophie au collège de France, aujourd'hui il aborde le sujet de la revue "les temps modernes". - A 0'52 : Introduction de Georges CHARBONNIER - A 3'00 : Maurice MERLEAU-PONTY raconte la naissance de la revue "Les temps modernes". L'attachement de Jean Paul SARTRE avec la littérature engagée. Réflexion sur ce qu'est la littérature engagée. Il écrivait "On est libre pour s'engager, mais on s'engage pour être libre". Maurice MERLEAU-PONTY aimait peu ce lien entre littérature et engagement. Pour SARTRE on ne peut pas être libre seul. (exemple de "Huis clos"). - A 13'00 : Accent sur le collectif dans la revue (philosophie inter subjective). SARTRE pensait que cette tâche restait à accomplir. il esquissait une nouvelle philosophie sociale. - A 14'22 : la naïveté de ces espoirs, l'idée de recueillir des témoignages à travers la France par une collaboration spontanée n'a pas fonctionné. L'idée de "collectif" a mal été compris et a été pris pour une négation de l'individu ou une forme de marxisme, ce qui n'était pas le cas. Beaucoup d'étudiants venaient à la revue pour discuter mais n'avaient pas l'idée de collaborer, ils restaient spectateurs. La revue avait le l'écho mais personne ne voulait s'investir avec l'équipe pour faire vivre cette revue. -