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20 avril 1978 439 vues 54min 05s

- Serge BAUDO, chef de l'Orchestre de Lyon : son âge ; sa famille de musiciens. Le bon accueil de la ville de Lyon. Les difficultés de recrutement des musiciens d'orchestre. L'autorité et l'ambition du chef d'orchestre. Sa formation d'instrumentiste ... + de détails

- Serge BAUDO, chef de l'Orchestre de Lyon : son âge ; sa famille de musiciens. Le bon accueil de la ville de Lyon. Les difficultés de recrutement des musiciens d'orchestre. L'autorité et l'ambition du chef d'orchestre. Sa formation d'instrumentiste et ses débuts de chef d'orchestre. La longévité des grands chefs. Son parcours. Le choix de Sylvain CAMBRELING pour lui succéder. L'enseignement des chefs d'orchestre. La musique française. La musique contemporaine. Son opinion à propos de la jeune génération de musiciens. Son travail de compositeur.


- Serge BAUDO, chef de l'Orchestre de Lyon : a cinquante ans depuis juillet 1977. Né dans une famille de musiciens dont le nom est d'origine italienne. Une grand-mère poissonnière à la criée de Marseille. Un père hautboiste, au CNSM de Paris en 1920, puis commis en douane (à vérifier). Son oncle maternel : le violoncelliste Paul TORTELIER. La cousine germaine de sa mère : Madeleine ROBINSON. Lyon : s'y est senti bien accueilli et a eu les possiblités de faire ce qu'il avait envie de faire. La construction de " l'image de marque" de la ville de Lyon. L'invitation au Festival de Prague avec l'orchestre en juin 1978 avec le maire et l'adjoint à la culture. L'ambassadeur volontariste d'une ville et d'un répertoire (la musique française). 108 musiciens : les difficultés de recrutement. La moyenne d'âge d'une trentaine d'années. Les jeunes se présentent actuellement. Arrivé en 1969, sollicité par Louis ERLO, Marcel LANDOWSKI et Robert PROTON de la Chapelle, adjoint responsable des Beaux-Arts de 1965 à 1977. Sa formation : percussionniste et pianiste. Premier Prix de percussion au CNSM l'année qui suivra la création de la classe. Son entrée à 22 ans à l'Orchestre de l'Opéra de Paris et à la Société des Concerts du Conservatoire (futur Orchestre de Paris). Son travail de musicien d'orchestre pendant 10 ans. Il a joué sous la direction de Bruno WALTER, Wilhelm FURTWÄNGLER, Hans KNAPERSBUCH, Carl SCHURICHT. Son premier poste en 1959 à 32 ans : l'Orchestre de la radio de Nice. Opéra de Paris à 35 ans, puis l'Orchestre de Paris, avant d'être appelé à Lyon. Le choix de son adjoint dans l'orchestre : Sylvain CAMBRELING. Son discours très pédagogique sur la formation des jeunes chefs. Son idée du "patron" ; la pluralité des intervenants. Sa recherche de l'harmonie avec optimisme. Sa fascination pour la qualité musicale des musiciens anglais à Londres. Son credo musical : la défense et illustration de la musique française de Hector BERLIOZ ("il faut le réhabiliter sérieusement" ) à Olivier MESSIAEN. Son regard sur la musique contemporaine : "Je suis portée à jouer des oeuvres contemporaines qui sont rattachées à une grande tradition musicale". Son opinion à propos de la jeune génération : tout en reconnaissant qu'il peut ne pas être très informé car il voyage beaucoup ne cite que le nom de Betsy JOLAS. Pourquoi il récuse à la fois le néoclassissisme et "l'avant-garde". Son admiration pour Henri DUTILLEUX. La grande émotion lors de son remplacement de Charles MUNCH le soir de sa mort à l'Orchestre de Paris, avec au programme la Symphonie fantastique de Hector BERLIOZ. Sa fascination pour Herbert von KARAJAN pour son travail de "sculpteur" sur la matière sonore ; il a beaucoup appris en le voyant travailler avec l'Orchestre de Paris. Le discours de l'exaltation de son instrument de travail et la conception du chef d'orchestre comme chef d'entreprise. Comment il a été sensible aux critiques. Quelques mots concernant les émissions de variétés. Son travail de compositeur ; comment il a écrit et arrangé de la musique pour le cinéma, pour le commandant Jacques-Yves COUSTEAU ("Le monde sans soleil"), pour Jean RENOIR, Edgard DUVIVIER. Son besoin de se retrancher dans sa maison régulièrement. Ses enfants.
(Entretien avec Jacques CHANCEL - 54'05").