Henry de Montherlant : la jeunesse

Henry de Montherlant : la jeunesse

Archives du XXème siècle - 25/03/1973 - 39min26s
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Interview de l'écrivain Henry de MONTHERLANT, plus particulièrement consacrée à son enfance et à sa jeunesse, comportant de nombreux documents - photos de famille, dessins et manuscrits -- L'ENFANCE : MONTHERLANT décrit le contexte familial dans lequel il a grandi : enfant unique dans une grande maison bourgeoise à Paris, remplie de maîtres et de domestiques, "d'oncles à n'en plus finir". Il évoque en particulier sa mère, avec laquelle il eut des relations tour à tour "assez atroces ou les meilleures du monde". Il évoque aussi sa grand-mère,"la personnalité la plus accusée et romanesque de la famille". Au milieu de tout cela, il fut soutenu par quatre passions : écrire, l'antiquité romaine, les camarades de collège et la passion de la tauromachie. - PREMIÈRES RENCONTRES : Il évoque les écrivains qu'il a connus enfant ou dans sa jeunesse : Maurice BARRÈS qui était son voisin, ARAGON...- LA PREMIÈRE FOIS QUE J'AIMAIS : MONTHERLANT fait allusion à l'épisode de son renvoi du Lycée de Sainte-Croix de Neuilly à 16 ans pour une histoire de "moeurs" dont il veut retenir qu'elle était composée de tendresse, de sensualité et de sérieux et qui prit une tournure dramatique, theâtrale, lui inspirant la pièce "La ville dont le prince est un enfant".- LE GOÛT DU DESSIN : MONTHERLANT parle de ses facilités pour le dessin, de sa découverte des modèles dans le quartier de Montparnasse, le dessin devenant un "merveilleux prétexte pour connaître des jeunes personnes".- LA GUERRE : A 18 ans, en 1914, il écrit une pièce, "L'exil", oeuvre non conformiste par rapport au patriotisme "survolté" de l'époque, dans laquelle il met en scène, en les poussant à l'extrême, les relations particulières qu'il avait avec sa mère. Il devient soldat en1916. Blessé, il est démobilisé en1919 et se retrouve Secrétaire général de l'oeuvre de l'ossuaire de Douaumont, dirigé par le Maréchal Pétain. A cette période, il pratique intensément différents sports. - MES MAITRES : Il évoque D'ANNUNZIO qui l'influença beaucoup, Maurice BARRES qui lui imposa un énorme respect et dont la perte lui fut très douloureuse ; Paul VALERY, MAURRAS qui, contrairement à ce que l'on a pu dire, n'eut aucune influence sur lui.

Production

Office national de radiodiffusion télévision française


Générique

Collin, Philippe ; Thiriet, Colette
Montherlant, Henry de
Marchand, Jean Jose

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