Eugenio Montale, poète italien, filmé chez lui, en plan fixe, répond aux questions posées par Pierre André Boutang, sur sa poésie, son passé, l'influence de la Ligurie dans son inspiration poétique, les poètes italiens, ceux qu'il a cotoyé, d'Annunzio, Sbarbaro, Quasimodo, ceux du Mouvement Hermétique, et ceux qui l'on influencé, Dante, Cavalcanti, Leopardi. Il évoque ses goûts littéraires, en particulier Shakespeare dont il a traduit cinq pièces, son intérêt pour la musique, ses interrogations métaphysiques, sa tristesse et son attrait pour la solitude, le statut de poète qui ne peut être un métier, son plus fameux recueil "Os de seiche". Il témoigne de la vie de l'intelligentsia italienne sous le fascisme, de sa mise à l'écart par le régime qui lui valut 10 ans de "chômage", pendant lesquelles il devint traducteur, de l'évolution de sa poésie durant cette période et après le décès de sa femme, de sa vie pendant la guerre. Il conclut sur sa vision de la société moderne, qui aliène l'individu, et celle d'une fin du monde probable "bestiale, stupide" éloignée du religieux.