Deuxième partie de l'interview de Giuseppe UNGARETTI. - Le poète évoque sa vie à Paris après la première guerre mondiale, dans le phalanstère de la rue Campagne Première où il rencontrait Modigliani et Soutine. Il évoque ses souvenirs de l'écrivain Bernard Groethuysen et de Jean Paulhan, ce dernier ayant contribué à réévaluer l'oeuvre de Sade. - Il évoque MUSSOLINI, qu'il a rencontré au début de la guerre et l'amour de la France qu'il partageait avec ce dernier.Il analyse rapidement l'évolution politique du dictateur venu du socialisme révolutionnaire d'extrême gauche et l'émergence du fascisme favorisée par la bourgeoisie qui craignait une révolution. - Dans les années 30, années de la maturité, UNGARETTI découvre le baroque plastique et change de versification. Il évoque le baroque à Rome, de la juxtaposition des styles architecturaux de la ville et du mélange des influences. - Il se dit proche des poètes Cavalcanti, Villon, Mallarmé, Rimbaud et Apollinaire et compare Dante et Cavalcanti. Chez Leopardi, il souligne le sentiment de décadence et le pessimisme. - Il parle des circonstances à l'origine de son livre "La douleur" (mort d'un enfant, guerre) et de son ouvrage "La terre promise", ensemble de poèmes d'amour traversé par le sentiment de la vieillesse. - Sur générique défilant plein cadre, Ungaretti, en voix off, dit des extraits de ses poèmes.