L'Homme en Question est aujourd'hui Alfred FABRE-LUCE, écrivain et journaliste. Autoportrait : Alfred FABRE-LUCE, fils de banquier, évoque son enfance dorée passée sous les lustres en cristal des appartements parisiens les plus luxueux, les amis célèbres de ses parents, ses études, ses débuts comme attaché d'ambassade, son premier essai politique (publié sous son nom), son premier roman (publié sous un pseudonyme), ses visites dans l'Yonne à Paul DESJARDINS chez qui il rencontrait les plus grands écrivains de l'époque. FABRE-LUCE énumère les événements qui l'ont marqué: la mort de son frère aîné d'une maladie vénérienne ; la 1ère Guerre Mondiale. Il parle du droit à la mort, des mensonges sur la Grande Guerre, de son admiration pour Joseph CAILLAUX et Léon BLUM. Il justifie ses positions en faveur de l'Armistice de 1940, évoque ses ennuis pendant et à la fin de la guerre, le Général de GAULLE, les nombreux livres qu'il a écrits, et sa carrière de journaliste au Figaro et au Monde. FABRE-LUCE passe beaucoup de temps dans une maison de famille à la campagne, pleine de souvenirs. Dans le parc a été édifié un petit pavillon où il aime rêver et écouter de la musique. Notable parmi les notables, Alfred FABRE-LUCE a eu l'honneur d'avoir une médaille frappée à son effigie. Mais le message qu'il veut transmettre, entre autres à sa petite-fille Pauline présente à ses côtés, c'est la nécessité de se libérer des automatismes et des conformismes.Débat animé par Paul GIANNOLI : FABRE-LUCE parle de ses origines bourgeoises et de ses rapports avec l'argent. Discussion avec Marie Pierre de BRISSAC sur le rôle des femmes, avec René REMOND sur l'engagement de l'écrivain, avec Alexandre SANGUINETTI sur son soutien à l'Armistice de 1940 et ses critiques du Général de GAULLE. FABRE-LUCE se défend d'être raciste, pensait que le statut des juifs était inique sous Vichy, mais soutient encore aujourd'hui, malgré la vive protestation des débatteurs, que pendant la guerre la plupart des citoyens juifs français ont dû leur survie au régime de Vichy. Marie-Pierre de BRISSAC l'accuse d'être un antisémite de "frivolités", détestable représentant d'une tradition catholique française. FABRE-LUCE rejette avec vigueur ses accusations. Il soutient cependant qu'il y avait dans le nazisme des "choses à retenir" : l'éradication du chômage et une atmosphère sociale chaleureuse.FABRE-LUCE s'affronte avec SANGUINETTI sur l'hégémonie des USA, la supériorité de l'Union Soviétique sur l'Europe, la politique étrangère de la France. Il termine le débat en évoquant des thèmes qui lui tiennent à coeur : la libération sexuelle nécessaire et le besoin d'humaniser la mort.