Bernard PIVOT propose une émission sur le thème du père ou de ses avatars. Il a réuni à ce propos romanciers et auteurs d'essais ou de biographies. - Tahar BEN JELLOUN présente "Jours de silence à Tanger", roman-récit dédié à son père et dont le personnage principal, un vieil homme qui n'accepte pas sa solitude et sa déchéance, ressemble à l'auteur de ses jours. Il parle longuement du respect du aux parents et à la famille dans la société musulmane et de son amour pour les siens. - Katherine PANCOL propose à travers "Les hommes cruels ne courent pas les rues", une illustration de ses rapports à son père, cet homme qu'elle a tant aimé et tant attendu toute son enfance. Elle en a gardé une approche particulière des relations amoureuses. Elle évoque par ailleurs New-York et Louise Brooks. - Jean-François BRISSON raconte son père, Pierre Brisson, le puissant patron du Figaro jusqu'aux années soixante, dans "Fils de quelqu'un". Il dit avoir écrit ce livre pour préserver l'oeuvre de ce dernier et pour se faire pardonner de ne pas l'avoir assez aimé. Bernard PIVOT tente, en vain, de lui faire admettre l'autocratie de son héros. Il se contente de répéter qu'il a toujours accepté, voire recherché, son autorité. - Henri d'ORLEANS, séparé de ses enfants par son divorce, désire, dans "A mes fils", leur parler d'amour. Il évoque ses relations avec son père, le comte de Paris, et critique à mi-voix une certaine tradition. Il pense la jeunesse française mûre pour une restauration monarchique. - Daniel BOULANGER, enfin, a créé dans "Mes coquins", un couple père-fils de musiciens fugueurs. Il dit avoir en fait écrit sur la mère (la sienne) qui invente des aventures à ses hommes. Il parle longuement de son amour de la langue et du style.