Sade est à l'honneur de cet Apostrophes d'été. Pour parler de lui Bernard Pivot a réuni quelques écrivains : Jean Jacques Pauvert pour sa biographie de Sade "1777-1793, tout ce qu'on peut concevoir dans ce genre là", Annie Le Brun, "Sade aller et détours", Raymond Jean, "Un portrait de Sade", le rôle de Candide pourrait être tenu par Elisabeth Badinter avec son livre "Paroles d'hommes 1790-1793". Le descendant du Marquis de Sade, Thibault de Sade participe à l'émission pour éclairer les télespectateurs sur la vraie nature de son a.eul. Après une présentation assez rapide des oeuvres des écrivains, excepté le livre d'Elisabeth Badinter présenté à la fin de l'émission, Bernard Pivot pose des questions sur le Marquis de Sade, sa vie, son emprisonnement, sa sexualité. Chacun porte une grande admiration à cet homme qui a toujours voulu aller plus loin, même dans l'horreur, écrivain de l'excès, sa pensée ne laisse aucune convention intacte. Elisabeth Badinter se retrouve seule face à ces admirateurs de Sade, refusant la lecture au 2ème degré, Sade lui fait penser à la jouissance des tortionnaires nazis, elle refuse de considérer Sade (comme Annie Le Brun) comme un libérateur de la femme, en leur enlevant le carcan sexuel il les plie à ses vices les plus pervers. Une autre partie de la vie de Sade est abordée, Sade et la révolution. Il était enfermé à Charenton, il a appellé à la prise de la Bastille avec un entonnoir lui servant de porte voix. Raymond Jean pense qu'il a sincèrement adhéré à la révolution, contrairement à Thibault de Sade et Jacques Pauvert, pour qui il n'a jamais adhéré à rien. - Elisabeth Badinter présente enfin son livre, "Paroles d'hommes 1790-1793". A travers les textes de la révolution, elle nous fait découvrir comment les hommes ont parlé des femmes. La discussion se termine sur Sade, les Sadiens en profitant pour souligner la liberté des héroïnes de Sade, ce qui a le don de développer les répliques acerbes d'Elisabeth Badinter.