C'est
aux éditions René Julliard que Christian Bourgois fait ses premiers pas à la
fin des années 50. A la mort de Julliard, en 1962, Christian Bourgois prend la
direction de la maison d'édition , cette dernière étant, peu de temps après,
rachetée par le groupe Presses de la
Cité.
Féru de littérature étrangère, c’est lui qui publiera le premier livre
d'Alexandre Soljenitsyne, «Une journée d'Ivan Denissovitch».
Avec
son ami Dominique de Roux, Christian Bourgois créé en 1966 sa propre maison,
baptisée "Christian Bourgois Éditeur" et reprend dès 1968 la
collection 10/18, qu'il dirigera jusqu'en 1992.
Autodidacte,
se définissant lui-même comme un « passeur », Christian Bourgois
bâtira sa réputation sur cette littérature venue d’ailleurs: Toni Morrison,
García Márquez , Tolkien, William S.
Burroughs, Copi, Pessoa, Ginsberg, Jim Harrison, Soljenitsyne, Gombrowicz, Salman
Rushdie, pour n’en citer que quelques uns.
Retrouvant
son indépendance en quittant le groupe Presses de la Cité en 1992, il présidera
l’IMEC, l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine tout en continuant ses
activités foisonnantes d’éditeur aux côtés de son épouse Dominique.
Honoré
par le centre Pompidou lors d'une exposition "rétrospective"
en 2006, il s’est éteint un 20 décembre 2007 à l'âge de 74 ans.