Autoportrait de Claude CHABROL réalisé avec humour et dérision. Le cinéaste refusant de se prendre au sérieux, il assène citations et déclarations intempestives. Il raconte une idée de film qui pourrait remporter un grand succès populaire, explique la différence de traitement judiciaire des voleurs selon leur origine sociale, rencontre un ami à qui il relate l'histoire du chanteur qu'il a fait chanter à l'envers, déclare qu'il est de gauche et que s'il va à Saint-Tropez c'est pour observer ses semblables, qu'il vote communiste mais n'est pas membre du parti, trouve encore plus étrange les pauvres qui votent à droite, affirme que "la connerie est plus intéressante car sans limites", et conclut par une "grosse connerie" : "Je viens de relire Socrate". Claude CHABROL ne tourne pas tout en dérision : il est très impressionné par le compositeur Pierre JANSEN et la pianiste Colette ZERAH, invités chez lui à participer à l'autoportrait. La sonate interprétée par Colette ZERAH ponctue les nombreuses facéties du cinéaste.