Si Dieu créa la femme, Dieu créa également le mythe Bardot.
Celle, qui pendant des décennies fut le rêve des jeunes filles et le fantasme
des jeunes hommes fête ses 75 ans. Retour sur une vie aussi brillante que chaotique.
C’est le 28 septembre 1934 que Brigitte Bardot voit le jour
à Paris. Issue d’un milieu bourgeois, proche des mondes du cinéma, du théâtre
et de la mode, elle pose dès 15 ans pour le magazine « Elle ».
Son minois intéresse alors le réalisateur Marc Allégret. Et
si le film qu’ils doivent signer ne se fait pas, il permet à la jeune fille de
rencontrer Roger Vadim.
De cette rencontre naîtra une union mais aussi un film qui
propulse, en 1956, BB au rang de star internationale : « Et Dieu…
créa la femme ». Avant ce succès, la belle Brigitte aura fait ses premiers pas au cinéma
aux côtés de Bourvil dans « Le trou normand » en 1952.
Le mythe BB prend forme dans le milieu des années 50. Elle,
les cheveux blonds en cascade ou attachés en choucroute, vêtements sexy ou
bikini de coton rose, intéresse les intellectuels qui lui consacrent des
papiers (Marguerite Duras, Jean Cocteau, Simone de Beauvoir). Même Hollywood
lui fait les yeux doux ! Mais elle refuse. En 1958, la belle fait
l’acquisition de la Madrague, à Saint-Tropez, et fait de ce village un lieu de
légende.
Dès lors la Bardot enchaîne les films à succès. Les
paparazzi en font leur coqueluche lui prêtant moult liaisons.
De son union avec l’acteur Jacques Charrier naît, le 11
janvier 1960, son unique enfant, Nicolas. Ce dernier sera confié rapidement à
son père.
Après un passage à vide et une tentative de suicide,
Brigitte Bardot se replonge dans les tournages et les cartons au box-office. En
1965, son rôle dans « Viva Maria » lui offre une nomination aux BAFTA.
En 66, elle épouse, en troisième noce, l’Allemand Gunter Sachs. L’année
d’après, sa montée des marches à Cannes face à une foule hystérique signe sa
dernière apparition officielle dans le monde du cinéma.
Détachée de son milliardaire allemand, elle vit une idylle
avec Serge Gainsbourg. Elle l’inspire, il lui offre des textes et la propulse
sur le devant de la scène musicale. Ensemble, ils signeront des chansons
mémorables : « Harley Davidson », « Bonnie &
Clyde », « Contact », « Comic Strip »…
Brigitte Bardot accède alors au statut de sex-symbol « made in
France », devient l’emblème de l’émancipation féminine et de la liberté
sexuelle. Le général de Gaulle dira même d’elle qu’elle « rapporte autant que les devises Renault à la France ».
Mais la belle est lasse. En 1973, après 21 ans de carrière,
près de 50 films et 80 chansons, BB actionne le clap de fin et met un terme à
carrière. Elle décide de se consacrer désormais à une autre passion qui lui
tient depuis longtemps à cœur : la défense des animaux. La
« Fondation Brigitte-Bardot » pour la protection des animaux voit le
jour en 1986. Sa croisade pour le droit des bêtes est un sacerdoce dont elle
s’acquitte sans ménagement depuis maintenant plus de 20 ans.
A 75 ans, Brigitte Bardot jouit encore d’une belle aura malgré des
maladresses et des propos jugés d’« incitation à la haine raciale »
(pour lesquels elle a été condamnée). En 2008, un sondage la désignait comme
étant internationalement, la deuxième plus belle femme du monde après l’actrice
Catherine Zeta-Jones. Qui dit (fait) mieux ?
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