Marie DROUIN revient sur les "maisons folies" qui ont été créées pour Lille 2004. Les maisons folies, résidences de création et de répétition des artistes étaient fort décriées. "Les budgets ne suivraient pas une fois l'événement passé et ces maisons de la culture seraient ensuite abandonnées" disait-on. Aujourd'hui, sur les 12 maisons folie créées en France et en Belgique, une seule a mis la clé sous la porte. Les autres poursuivent leur activité et sont financées par les communes, la communauté urbaine de Lille, le département du Nord et la Région. Dans les quartiers où elles sont implantées, elles permettent aux habitants de se retrouver sur le lieu d'une exposition et créent ainsi un nouveau lien socioculturel.Jean Baptiste HAQUETTE directeur de la maison Folie Lille Moulins espère que le public va s'interroger et aller voir "ce qu'il y a derrière la folie". A Moulins, le quartier s'en trouve transformé. NANOU patronne du café "Le nouveau monde" ne s'en plaint pas, ça lui amène des clients de tous horizons. Les résidences d'artistes sont des expériences qui se vivent sur plusieurs mois. Ainsi à Wazemmes, Christine CHRISTOPHERSON a y passé deux mois et a abouti à une exposition. Olivier SERGENT, de la maison de Wazemmes souligne les échanges qui ont pu avoir lieu entre l'artiste et les habitants du quartier. L'objectif est d'attirer des personnes qui n'auraient jamais poussé les portes d'un lieu culturel. Perrine DESPATURE du développement de projet de ville de Lambersart présente l'activité multiple du Colysée de Lambersart. Pascale DEBROCK directrice de la Condition Publique à Roubaix, explique qu'un établissement public de coopération culturelle a été créé et que c'est la Région qui porte désormais le projet de la Condition Publique.