Bernard PIVOT reçoit ce soir Jack LANG pour un bilan de son action au ministère de la culture de 1981 à 1993. Il rappelle ses objectifs de 1981 puis dresse un tableau de ses actifs : démocratisation de la culture grâce à un changement des pratiques culturelles, hausse considérable du budget, ouverture à toutes les formes de culture ; à ses côtés Pierre BOULEZ et Edmonde CHARLES ROUX renchérissent sur ses mérites.A l'autre bout du plateau Michel SCHNEIDER, directeur de la musique et de la danse de 1988 à 1991, explique les raisons pour lesquelles il a démissionné, raisons qu'il a réunies dans un livre "La comédie de la culture". Il estime que l'art et la culture ont été rabaissés et que les inégalités devant la culture perdurent. Pierre BOULEZ engage alors une polémique qui vire rapidement au règlement de comptes, surtout quand Michel SCHNEIDER aborde le problème du financement de l'IRCAM et de l'ensemble Inter Contemporain.Jack LANG reprend la parole et la liste de ses actions dans les domaines du cinéma, de la lecture, de l'art et de la musique puis présente Didier FUSILLIER, créateur et directeur d'un centre culturel et théâtral à Maubeuge, Le Manège. Celui ci parle de ses productions, de son budget, de ce qui se passe en province, du rôle de l'Europe.La polémique reprend entre Michel SCHNEIDER et Jack LANG sur les grands projets de type Opéra Bastille. Michel SCHNEIDER montre ensuite un livre à la gloire du ministre intitulé "1981 1991", Jack LANG en explique la conception, nie avoir commandé un film sur lui et accuse Michel SCHNEIDER de ne pas aimer les artistes, argument repris par Edmonde CHARLES ROUX.