Entré dès sa création au Festival
d’automne à Paris comme attaché de presse, Alain Cormbecque l’a dirigé par intérim
entre 1974 et 1976 durant le passage de Michel Guy au Ministère de la Culture.
De 1985 à 1992, il a dirigé le festival d'Avignon qu’il quitte fin 1992, un an
avant l’expiration de son mandat. Il retrouve sa place de conseiller artistique
au Festival d'automne à Paris en 1990, d'abord officieusement étant toujours à
la tête du festival d'Avignon, puis officiellement comme directeur depuis 1993.
Interviewé en 2006 pour ina.fr,
Alain Crombecque confirmait alors que la 35e édition du Festival
d’automne à Paris conservait sa double mission : « Rester un lieu de
référence tout en maintenant son esprit pionnier ».
Comme chaque année, nous sommes attentifs à ce que le Festival remplisse le double objectif de rester un lieu de référence artistique tout en révélant de nouveaux talents. Nous œuvrons pour maintenir cet esprit pionnier. Parmi les jeunes artistes que nous présentons figure Richard Mitou, un metteur en scène de talent dont la pièce « Les Histrions » est programmée au Théâtre de la Colline (20e arrondissement).
Nous voyageons beaucoup au cours de l’année pour découvrir de nouveaux artistes. Evidemment, le choix des plasticiens, musiciens, chorégraphes… reflète la subjectivité de notre équipe. Notre règle est en grande partie fondée sur le plaisir d’une rencontre, que nous essayons ensuite de transmettre au public. Cette année, notre attention s’est notamment portée sur la Mongolie, et nous sommes très fiers de présenter un programme retraçant l’épopée fondatrice de la culture mongole (ndlr : à la Maison de l'architecture dans le 10e arrondissement)
Effectivement, nous proposons au public plusieurs événements autour de la scène contemporaine américaine. Les paysage culturel des Etats-Unis est beaucoup plus complexe qu’on le croit. Nous nous attachons à présenter la partie plus « en marge », souterraine de cette culture. Entre autres, une soirée consacrée à la scène musicale de Detroit, berceau de la musique électronique est prévue le 16 octobre. L’occasion pour le grand public de (re)découvrir Carl Craig, l'une des figures marquantes de la musique techno américaine.
Je pense que c’est désormais une référence en la matière, puisque l’année dernière il a reçu 100 000 visiteurs. Autant qu’au Festival d’Avignon ! Mais il est de plus en plus compliqué d’étonner, de proposer des œuvres originales et méconnues. Aujourd’hui les artistes, les mouvements culturels, circulent à travers le monde beaucoup plus vite que dans les années 1970.