Emission de Robert ARNAUT intitulée "Alfred Jarry, poète de la pataphysique". Récit et portrait ponctués par des témoignages, recueillis par Marie MOYNE, de François CARADEC, Jean Christophe AVERTY, Rosy VARTE. Le tout est mixé avec de la musique, des images sonores, des interprétations, des archives INA (documentaliste Jeannine Pezet), mixage fait par Pierre Yves DEROLLIN (?). R.ARNAUT : le mot "merdre". A 1'38 : archive : André de FOURQUIERES : n'aime ni la vulgarité ni la grossiéreté. Les mots appartiennent à l'histoire. Merdre. R.ARNAUT : portrait d'Alfred JARRY, scandaleux. A 3'48 : archive : "le sérieux", défini par JARRY via la voix d'Henri SALVADOR. R.ARNAUT : les arts en 1891. JARRY a 18 ans. A 6'07 : évocation scénarisée de la remise des prix à A.JARRY et Marcel CACHIN. A 7'17 : archive : André GIDE, son livre "Les faux monnayeurs", qui a peint A.JARRY, un clown. A 8'48 : extrait du dialogue entre le Père Ubu et Monsieur Pardon, sur la conscience. A 11'38 : R.ARNAUT : JARRY en 1893, pense que la meilleure littérature et la meilleure philosophie, est celle qu'il inventera lui même. Il expose la première théorie de sa science, la pataphysique. A 12'14 : François CARADEC tente d'expliquer cette théorie. Le canular. La pataphysique est la science des exceptions. Boris VIAN, Paul VALERY : pataphysiciens. Les préoccupations anarchistes à cette époque. A 15'04 : lecture chantée : "une boîte de cornbeef..." A 16'14 : F.CARADEC : la révolution en littérature, le besoin de chercher dans le langage, de nouvelles directions. Le langage symboliste. On voulait que les mots aient plusieurs significations. A 17'50 : R.ARNAUT : 1894 : on vit, on s'amuse, les salons littéraires. A 10'36 : F.CARADEC : le salon littéraire d'Alfred VALLETTE. Les Mercures de France. Les textes sur la "machine à explorer le temps". A 20'16 : archive : Rachilde VALLETTE : témoignage sur JARRY, qui faisait peur aux bourgeois; son accent, Dieu. Extrait chanson, "Le Père Ubu montre son du". R.ARNAUT : 78 bld du Port Royal, logis de JARRY, ambiance macabre. Il mange chez Ernest. A 23'50 : musique, 15 octobre 1894 : arrêt de Dreyfus, JARRY propose de se faire incorporer dans un régiment. Son texte sacrilège : A 24'49 : extrait interprétation, "La passion comme une course de côte" de JARRY. Jésus... et ... la bicyclette... A 26'24 : R.ARNAUT : JARRY iconoclaste et apostat. 1895 : par UBU, JARRY veut créer le nouvel art. "MERDRE". Extrait chanson, "Hourra, cornes au cul, vive le père Ubu". A 28'28 : F.CARADEC : le scandale de la pièce "Ubu Roi" montée au Théâtre de l'Oeuvre en décembre 1896. Pièce de potaches, pièce antisymboliste écrite au lycée; Ubu, personnage démesuré, symbolisme outré, fait pour choquer les snobs et les mécènes. Personne n'y a rien compris. Extrait chanson, "Ubu". A 31'58 : lecture sur le personnage d' Ubu, de JARRY. A 33'06 : Jean Christophe AVERTY : sa rencontre avec Ubu, avec des Ubu, professeurs. On vit chaque jour son "Ubu roi", ce qui ne demande aucune explication. R.ARNAUT : la fille de Paul FORT, née grâce à JARRY. A 35'15 : archive : Paul FORT sur JARRY et la mise en forme d' "Ubu roi". A 37'08 : JC AVERTY : sa mise en images d' "Ubu Roi", pour la télévision. Le blason, dessiné par JARRY. A 39'14 : Rosy VARTE : son rôle de la Mère Ubu à la scène avec J.Vilar, puis JC Averty. Sa silhouette insensée. A 41'20 : JC AVERTY : la préface d'Ubu Roi a été la ligne éthique de son travail. A 41'56 : extrait de la pièce : "dresser les animaux, mesdames..." R.ARNAUT : 1897, les médisances. A 44' : archive : Claude TERRASSE : la sensibilité de JARRY, dépourvue de sentimentalité. JARRY était un érotique à froid, plus intellectuel que charnel. La science mathématique joue un grand rôle dans ses romans. A 45'38 : R.ARNAUT : 1898 : JARRY scandalise mais va mal : on l'évite. Il vit dans un trou, sans un sou. Il est ensuite recueilli chez Vallette, en mauvaise santé; il semble se repentir et demande pardon au ciel. A 47'17 : lecture : texte de JARRY sur la mort. R.ARNAUT : 1er novembre 1907, JARRY agonise à 34 ans. Sa dernière volonté : un cure dents.